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Actualités - Chronologie

Marseille à Porto, exutoire ou abattoir ?

Perclus de maux durs dans ses affaires domestiques, Marseille espère retrouver à Porto ce soir, lors de la 4e journée de la Ligue des champions, l’élixir de sa réussite européenne, qui lui vaut une place d’étonnant leader de son groupe. Le contraste est saisissant en effet entre une équipe dévastée par la pandémie en championnat, au point d’être logiquement relégable avec le 2e budget du championnat de France, et pimpante dans la prestigieuse épreuve continentale. Symbole s’il en est de ce fonctionnement alternatif, la victoire à Liverpool lors de la 2e journée (1-0) a montré toute l’étendue des possibles de cette formation déroutante. « Anfield n’était pas un rêve, une invention, mais bien une partie qu’ils ont eux-mêmes livrée », a rappelé avant le départ pour Porto le président Pape Diouf, évoquant cet exploit historique. Jamais un club français ne s’était imposé sur ce gazon... Remis de son intervention chirurgicale, Diouf a aussi placé les joueurs devant leurs responsabilités après le piteux match nul au Vélodrome contre Lorient (0-0) samedi. Quelle portée aura ce discours pugnace sur un groupe humainement décevant aux yeux des dirigeants marseillais ? C’est l’une des clés de ce match face à Porto, qui avait montré au match aller une vraie cohésion, surclassant l’OM en première mi-temps avant d’encaisser un but de Niang en 2e période où les Marseillais reprirent vie, puis d’égaliser sur penalty. Manque d’imagination et d’engagement Loin du Vélodrome, et de la présumée pression qu’ils estiment y supporter, les Marseillais ont en tout cas un joli coup théorique à jouer au Portugal : une victoire les qualifierait tout bonnement pour les 8es de finale... Inespéré en début de saison. Pas dans les objectifs affichés, à tout le moins. Mais les lacunes affichées en championnat permettent d’en douter. D’un match à l’autre, les mêmes symptômes renvoient au même diagnostic, celui d’une équipe incapable d’imagination et d’engagement, plombée par un incroyable taux de déchet technique. Un corps sans âme au fond, et sans leader capable de secouer les esprits pour montrer le chemin de la révolte, résigné sur son sort. C’est pourquoi le nouveau coach Éric Gerets, « perplexe » selon Diouf mais que l’on sent en réalité plus atteint, ne cesse d’en appeler à la responsabilité des cadres de cette équipe, comme s’il découvrait que le mal était plus profond que pressenti. Le retour possible du défenseur central Julien Rodriguez, dans ce contexte, lui donne quelque raison de croire à une légère amélioration de la situation. Tout comme le fait que les adversaires européens de l’OM ouvrent nettement plus le jeu que les frileux visiteurs du Vélodrome en championnat de France.
Perclus de maux durs dans ses affaires domestiques, Marseille espère retrouver à Porto ce soir, lors de la 4e journée de la Ligue des champions, l’élixir de sa réussite européenne, qui lui vaut une place d’étonnant leader de son groupe.
Le contraste est saisissant en effet entre une équipe dévastée par la pandémie en championnat, au point d’être logiquement relégable avec le 2e budget du championnat de France, et pimpante dans la prestigieuse épreuve continentale.
Symbole s’il en est de ce fonctionnement alternatif, la victoire à Liverpool lors de la 2e journée (1-0) a montré toute l’étendue des possibles de cette formation déroutante.
« Anfield n’était pas un rêve, une invention, mais bien une partie qu’ils ont eux-mêmes livrée », a rappelé avant le départ pour Porto le président Pape...