Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ahmad Fatfat, a considéré hier que les menaces du Hezbollah « ont pris une tournure putschiste », soulignant que la « politique d’intimidation est dangereuse et risque de conduire à des réactions dont personne ne peut en prévoir les conséquences ». Dans une entrevue accordée au quotidien as-Siyassa al-Kuweitiyya, le ministre a indiqué que les armes du Hezbollah « se sont orientées vers l’intérieur », invitant les responsables politiques du parti chiite à prendre conscience du fait que leurs actes préludent à une discorde sunnito-chiite. M. Fatfat, qui a pourtant estimé que les « rencontres entre le chef de la majorité, Saad Hariri, et le président du Parlement, Nabih Berry, sont une indication claire que les concertations n’ont pas été interrompues », a accusé M. Berry de prendre parti, en se comportant en tant que chef du mouvement Amal et non en tant que président de l’Assemblée.
Selon lui, « les pressions exercées sur la Syrie ne se décanteront pas avant deux semaines », ce qui, dit-il, suppose « une aggravation de la tension destinée à empêcher la rencontre des Libanais ».
Car, a-t-il assuré, « le régime syrien fera tout pour empêcher le fonctionnement du tribunal international ».
Et de se demander pour quelle raison le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, « défend le régime syrien », exhortant le dignitaire chiite, « qui prétend être en possession de renseignements importants et d’avoir à sa disposition un service de sécurité qui est au courant de ce qui se passe en Israël, de remettre à l’État libanais ces informations ».
Le ministre a tenu à préciser que les propos du chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, qui avait accusé le Hezbollah d’être derrière les attentats, « n’avaient pas une portée criminelle et pénale ». En réalité, il reprochait au parti chiite d’accorder une « couverture politique » aux assassins, a-t-il dit.
Évoquant la question des quatre généraux arrêtés, le ministre a déclaré :
« Il est inadmissible que certains essayent de trouver une issue au dossier des quatre officiers avant que le verdict ne soit prononcé. Le contraire sera considéré comme une ingérence dans les affaires internes de la justice. »
Interrogé sur le dossier de Fateh el-Islam, Ahmad Fatfat a indiqué qu’il s’agit d’une organisation en deux groupes, « un groupe comprenant des jihadistes qui se trouvaient à l’intérieur du camp, et un autre formé de terroristes dont la majorité sont syriens, placés sous le commandement de Chaker Absi ».
« Ce dernier était directement lié aux services de sécurité, selon les propos mêmes du chef des renseignements de l’armée libanaise, Georges Khoury, et ceux du chef du département des renseignements au sein des Forces de sécurité intérieure, le commandant Wissam el-Hassan, des propos tenus lors du Conseil des ministres. » Le ministre a en outre estimé que « les déclarations du commandant en chef de l’armée, le général Michel Sleimane, et celles de son chef d’état-major, selon lesquelles les services de renseignements syriens ne sont pas liés au dossier de Fateh el-Islam, ont créé une confusion inopportune ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ahmad Fatfat, a considéré hier que les menaces du Hezbollah « ont pris une tournure putschiste », soulignant que la « politique d’intimidation est dangereuse et risque de conduire à des réactions dont personne ne peut en prévoir les conséquences ». Dans une entrevue accordée au quotidien as-Siyassa al-Kuweitiyya, le ministre a indiqué que les armes du Hezbollah « se sont orientées vers l’intérieur », invitant les responsables politiques du parti chiite à prendre conscience du fait que leurs actes préludent à une discorde sunnito-chiite. M. Fatfat, qui a pourtant estimé que les « rencontres entre le chef de la majorité, Saad Hariri, et le président du Parlement, Nabih Berry, sont une indication claire que les concertations n’ont pas été interrompues », a...