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Actualités - Chronologie

Bourse L’industrie du luxe continue d’attirer les fonds d’investissement

Malgré la crise du crédit, les fonds de capital-investissement ont toujours autant d’appétit pour l’investissement dans le luxe, selon les financiers et autres spécialistes rencontrés cette semaine au Congrès mondial du luxe. Qui plus est, pour entrer dans ce secteur où les marges sont élevées et la croissance forte, les fonds sont prêts à renoncer à leur politique habituelle de rachat avec prise de contrôle pour se contenter d’entrer par la petite porte via des participations minoritaires. En outre, les fonds ont les moyens de leurs ambitions compte tenu de la relative petite taille de la plupart des sociétés de luxe, leurs capitalisations boursières n’excédant pas les quelques centaines de millions d’euros. « Le capital-investissement est là ; il est là pour rester et il va racheter d’autres sociétés spécialisées dans le luxe », a déclaré David McCorquodale, associé chez KPMG, devant les participants au Congrès. Après avoir pendant longtemps acquis de petites maisons de luxe, les fonds de capital-investissement ont décidé de s’attaquer à plus gros. On l’a vu en mai avec la bataille entre Permira et Carlyle, le premier l’emportant finalement pour prendre le contrôle du groupe Valentino, dans une opération à plus de 2,5 milliards d’euros. Les analystes prédisent des taux de croissance très importants pour les activités dans le luxe en raison d’une très forte demande pour les symboles de statut social de la part des nouvelles classes riches en Chine, en Russie, en Inde et dans la région du Golfe. Les responsables du luxe ont souligné que la demande en provenance des marchés émergents avait protégé le luxe de la crise du crédit immobilier aux États-Unis. Si la crise a affecté les grosses opérations de capital-investissement, les opérations à quelques centaines de millions d’euros qui sont le lot des affaires de luxe restent possibles. Toutefois, les responsables des cibles potentielles pourraient demander des prix élevés qui risqueraient d’être un obstacle à la conclusion d’opérations, ont estimé les participants au Congrès. Le styliste italien Roberto Cavalli, qui songe à vendre 20 % ou 30 % de sa société d’ici à quelques années, a déclaré à Reuters jeudi que sa société valait deux milliards d’euros. Un mois auparavant, il en estimait la valeur à seulement la moitié.
Malgré la crise du crédit, les fonds de capital-investissement ont toujours autant d’appétit pour l’investissement dans le luxe, selon les financiers et autres spécialistes rencontrés cette semaine au Congrès mondial du luxe. Qui plus est, pour entrer dans ce secteur où les marges sont élevées et la croissance forte, les fonds sont prêts à renoncer à leur politique habituelle de rachat avec prise de contrôle pour se contenter d’entrer par la petite porte via des participations minoritaires.
En outre, les fonds ont les moyens de leurs ambitions compte tenu de la relative petite taille de la plupart des sociétés de luxe, leurs capitalisations boursières n’excédant pas les quelques centaines de millions d’euros. « Le capital-investissement est là ; il est là pour rester et il va racheter d’autres...