L’impérialisme sous-tend
l’engagement britannique en Irak
le 27 octobre 2007 à 00h00
Un relent d’impérialisme sous-tend l’engagement du Royaume-Uni en Irak et en Afghanistan, a estimé un éminent historien de l’Université de Cambridge, Correlli Barnett.
Le Royaume-Uni se berce d’illusions sur sa place dans le monde, voulant encore croire en la grandeur passée de l’empire. Ce sentiment a conduit à un surengagement « ridicule » de l’armée britannique dans le monde, a déclaré M. Barnett, jeudi soir, lors d’un colloque organisé à Cambridge.
Le Premier ministre Gordon Brown, tout comme son prédécesseur, Tony Blair, et le chef de file de l’opposition conservatrice, David Cameron, se complaisent dans l’idée selon laquelle l’influence du Royaume-Uni est comparable à celle des États-Unis. « Une telle exagération reste jusqu’à nos jours le plus grand défaut de la stratégie britannique et également la meilleure recette pour un décalage entre les engagements militaires et les ressources financières », a-t-il ajouté.
Les dirigeants britanniques de ces soixante dernières années sont « les prisonniers mentaux de l’histoire du Royaume-Uni en tant que puissance impériale », juge l’historien maintes fois distingué. « Actuellement, l’armée britannique et son soutien aérien sont tout simplement trop faibles pour combattre simultanément la guérilla à grande échelle en Irak et en Afghanistan...
C’est pour cela que notre engagement en Irak est progressivement réduit », a-t-il poursuivi. Londres prévoit de réduire de moitié son contingent en Irak, d’ici au printemps 2008, pour le faire passer à environ 2 500 militaires.
Un relent d’impérialisme sous-tend l’engagement du Royaume-Uni en Irak et en Afghanistan, a estimé un éminent historien de l’Université de Cambridge, Correlli Barnett.
Le Royaume-Uni se berce d’illusions sur sa place dans le monde, voulant encore croire en la grandeur passée de l’empire. Ce sentiment a conduit à un surengagement « ridicule » de l’armée britannique dans le monde, a déclaré M. Barnett, jeudi soir, lors d’un colloque organisé à Cambridge.
Le Premier ministre Gordon Brown, tout comme son prédécesseur, Tony Blair, et le chef de file de l’opposition conservatrice, David Cameron, se complaisent dans l’idée selon laquelle l’influence du Royaume-Uni est comparable à celle des États-Unis. « Une telle exagération reste jusqu’à nos jours le plus grand défaut de la stratégie...
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