Rechercher
Rechercher

Actualités

Podolski, Petit Prince devenu enfant à problèmes du Bayern

Étoile prometteuse de l’équipe d’Allemagne, le jeune Lukas Podolski a du mal à déployer son talent dans son club du Bayern Munich où l’attaquant reste dans l’ombre de Klose et Toni au point que les dirigeants bavarois s’impatientent. Le patron du Bayern, Karl-Heinz Rummenigge, ne fait généralement pas dans la dentelle. « Nous ne sommes pas satisfaits et nous nous attendions certainement à autre chose de sa part », a-t-il lâché à propos du joueur de 22 ans, relégué sur le banc de touche depuis de longues semaines. Le manageur du club leader du championnat, Uli Hoeness, s’est montré tout aussi critique. « Cela fait bientôt un an et demi qu’il est au Bayern et il doit montrer ce qu’il vaut cette saison car pour l’instant, il n’a rien prouvé. » Podolski ne « dispose que d’un atout, son pied gauche, ce qui n’est pas assez », selon le technicien qui assure en outre qu’il devrait être « plus méchant sur le terrain ». Il est loin, donc, le temps où dans la canicule berlinoise de la Coupe du monde 2006, les fans allemands hurlaient : « Lu lu lu Lukas ! » chaque fois que la chaussure du jeune homme effleurait le ballon. Vendu à Brême ? Désigné meilleur jeune joueur du Mondial, « Prinz Poldi » (« Prince Poldi »), qui tient son surnom de son visage angélique d’adolescent finissant, avait inscrit trois buts durant la compétition. L’heure est tellement grave que les rumeurs les plus folles ont circulé sur son compte : Podolski vendu à Brême durant la pause hivernale ? Les dirigeants du Bayern ont catégoriquement démenti un éventuel transfert de l’international arrivé en provenance de Cologne, alors relégué en D2. « Ce n’est en aucun cas un thème d’actualité pour nous », a martelé Rummenigge. Mais depuis le début de la saison, Podolski est resté dans l’ombre des stars de l’attaque que sont Luca Toni et Miroslav Klose. Comble de malheur, une opération à un genou l’avait déjà empêché de figurer sur toute feuille de match d’avril à fin juillet. « Il est arrivé dans une équipe quand rien ne marchait », le Bayern Munich ayant vécu l’an dernier une saison en enfer, a résumé l’ancien international allemand Paul Breitner. « Ensuite il a été blessé et maintenant qu’il est à nouveau apte à jouer, il se retrouve face à deux joueurs parmi les meilleurs au monde », a-t-il ajouté. Attaquant exceptionnel L’intéressé semble un peu déboussolé par toute cette agitation. « Le Bayern, c’est la bonne adresse, je n’ai jamais songé à un transfert », a-t-il assuré. « Ma devise, c’est de tenir ma langue et mettre les gaz » pour bien jouer. « J’ai encore deux ans et demi de contrat et je veux m’imposer. » Pourtant c’est seulement quand il porte l’aigle allemand sur le torse, en sélection nationale, que le joueur semble vraiment heureux. En 26 rencontres de championnat avec le Bayern, « Poldi », comme il est surnommé en Allemagne, a marqué quatre buts alors qu’il affiche des statistiques impressionnantes en sélection avec 23 buts pour 42 matches. D’ailleurs les dirigeants de la Nationalmannschaft ne tarissent pas d’éloges sur lui. « C’est un attaquant exceptionnel », dit de lui le sélectionneur Joachim Low. « Footballistiquement, tactiquement et physiquement, Lukas a des qualités incroyables. » Star sur le terrain, il l’était également devenu dans les médias lors du Mondial, son histoire personnelle épousant celle, chaotique, de l’Allemagne. Lukas Podolski est en effet né en Pologne, dans cette région de Silésie autrefois allemande et redevenue polonaise. Il n’est arrivé en Allemagne qu’à l’âge de deux ans et a pu obtenir la nationalité allemande parce que ses grands-parents appartenaient à la minorité allemande de Pologne.
Étoile prometteuse de l’équipe d’Allemagne, le jeune Lukas Podolski a du mal à déployer son talent dans son club du Bayern Munich où l’attaquant reste dans l’ombre de Klose et Toni au point que les dirigeants bavarois s’impatientent.
Le patron du Bayern, Karl-Heinz Rummenigge, ne fait généralement pas dans la dentelle. « Nous ne sommes pas satisfaits et nous nous attendions certainement à autre chose de sa part », a-t-il lâché à propos du joueur de 22 ans, relégué sur le banc de touche depuis de longues semaines.
Le manageur du club leader du championnat, Uli Hoeness, s’est montré tout aussi critique. « Cela fait bientôt un an et demi qu’il est au Bayern et il doit montrer ce qu’il vaut cette saison car pour l’instant, il n’a rien prouvé. »
Podolski ne « dispose que d’un atout, son pied...