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Pour Domenech, les Bleus n’ont pas repris la main

L’équipe de France n’est plus qu’à un point de la qualification pour la phase finale de l’Euro en juin prochain, mais Raymond Domenech fait comme si rien n’avait changé et se méfie des conditions difficiles qui attendent ses hommes le mois prochain dans l’hiver ukrainien. « Vu ce qui est arrivé aux Anglais (battus 2-1) en Russie, c’est un souci », a déclaré Domenech hier. « Mais nous sommes aussi allés aux Féroé en octobre. Je trouve dommage qu’on ne tienne pas compte dans le calendrier de ces données-là. On va jouer la qualification sur un terrain où il fera peut-être moins 15, qui sera gelé. Ce ne sera pas idéal. » Les Bleus, vainqueurs de la Lituanie 2-0 mercredi soir à Nantes, sont désormais en tête du goupe B des éliminatoires avec 25 points devant l’Écosse (24), qui a été battue en Géorgie (2-0), et l’Italie (23). Les Tricolores pourraient toutefois obtenir leur qualification avant même leur dernier match à Kiev le 21 novembre si les Écossais s’inclinent quatre jours plus tôt à domicile face aux Italiens. « La France n’a pas plus l’avantage qu’avant », a déclaré Domenech hier, de retour à Paris. « La qualification dépend encore de nous, c’est le plus important. C’est vrai qu’un match nul en Ukraine peut nous suffire, c’est mieux. Mais nous ne sommes pas italiens... On essaie de jouer pour gagner. » Selon le sélectionneur, il est plus confortable d’avancer avec l’impératif de gagner que de pénétrer sur la pelouse en faisant des calculs. Admiration pour Henry « Pour moi, c’est l’incertitude qui crée toujours les problèmes », a poursuivi Domenech. « Quand on sait qu’il faut gagner, on dit basta et tout le monde joue pareil. Il n’y a pas d’interprétation sur le terrain, on sait qu’il faut pousser. » Domenech compte mettre à profit le mois à venir pour conserver ses joueurs dans un état d’esprit conquérant. Avant d’affronter l’Ukraine, les Bleus disputeront aussi un match de préparation contre le Maroc le 16 novembre pour se mettre en jambes et garder le rythme de la compétition. « Je pense qu’il faudra faire au moins match nul en Ukraine pour se qualifier », a dit le sélectionneur. « Un dirigeant italien m’a dit que l’Italie n’avait jamais gagné en Écosse depuis 50 ans. Un nul leur suffit. Si j’ai 100 balles à mettre, un nul pour les Italiens, ils savent faire. » Interrogé sur le doublé de Thierry Henry, qui détient désormais le record de buts en sélection (43) devant Michel Platini, Domenech a fait par de son « admiration » pour le joueur de Barcelone. « J’ai toujours de l’admiration pour ceux qui marquent des buts », a-t-il commenté. « C’est un exercice techniquement et psychologiquement difficile d’être buteur au plus haut niveau le plus longtemps possible. Marquer régulièrement des buts sur la durée : oui, je suis admiratif. » Ben Arfa, le joker Face à la Lituanie, les Bleus ont fait basculer le match après l’entrée du Lyonnais Hatem Ben Arfa à la place de Lassana Diarra (70e). Les Bleus ont ensuite évolué avec une défense à trois déjà expérimentée par Domenech qui a tenu la route. Et l’apport offensif de Ben Arfa a fini par déstabiliser la défense lituanienne. « Ben Arfa, pour le moment il répond parfaitement à son rôle de joker », a indiqué le sélectionneur avant de mettre la pression sur le Lyonnais, considéré par beaucoup de spécialistes comme le futur grand attaquant des Bleus. « Mais on ne peut pas se contenter d’être un joker. Les grands joueurs jouaient à 19-20 ans. Ils étaient titulaires indiscutables dans leur club. » En cas de qualification pour la phase finale, Domenech a enfin affirmé qu’il laisserait ouverte la porte de son équipe. « Si des nouveaux ont envie d’éclater dans les mois qui viennent et qu’on est qualifiés, c’est bien », a-t-il dit. « Dans une grande compétition, une équipe de vieux souffre. Une équipe de jeunes souffre moins longtemps car elle est virée avant. Il faut la maturité des anciens pour ne pas s’enflammer et la fougue des jeunes pour s’enflammer. C’est une question d’équilibre entre les deux. »
L’équipe de France n’est plus qu’à un point de la qualification pour la phase finale de l’Euro en juin prochain, mais Raymond Domenech fait comme si rien n’avait changé et se méfie des conditions difficiles qui attendent ses hommes le mois prochain dans l’hiver ukrainien.
« Vu ce qui est arrivé aux Anglais (battus 2-1) en Russie, c’est un souci », a déclaré Domenech hier. « Mais nous sommes aussi allés aux Féroé en octobre. Je trouve dommage qu’on ne tienne pas compte dans le calendrier de ces données-là. On va jouer la qualification sur un terrain où il fera peut-être moins 15, qui sera gelé. Ce ne sera pas idéal. »
Les Bleus, vainqueurs de la Lituanie 2-0 mercredi soir à Nantes, sont désormais en tête du goupe B des éliminatoires avec 25 points devant l’Écosse (24), qui a été battue en...