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Actualités - Analyse

Marché de l’immobilier Le marché foncier est actif

Alors que le Liban traverse une grave crise politique et que les prochaines échéances présidentielles sont d’une importance capitale pour l’avenir du pays, le marché immobilier reste particulièrement dynamique en ce qui concerne les transactions foncières. Comme c’est souvent le cas, c’est toujours dans les moments critiques et alarmistes que les bonnes opportunités se réalisent. Nous avons observé un intérêt croissant de la part d’investisseurs pour l’acquisition de parcelles à Achrafieh et à Ras-Beyrouth. Il s’agit d’un signe positif dans un contexte politico-sécuritaire flou. Au sujet des prix, les incidences foncières à Beyrouth (hormis le centre-ville et le front de mer) varient actuellement de 300 à 1 000 dollars le m2 de surface constructible. Les écarts se justifient en fonction de la notoriété des quartiers. La tendance est à la hausse. Bien qu’il existe des centaines de parcelles actuellement sur le marché dans le périmètre de Beyrouth, rares sont les propriétés véritablement attrayantes. Nous passons rapidement sur les terrains surévalués par leurs propriétaires qui n’ont aucune compétence intellectuelle et scientifique pour estimer leur bien et qui se font embobiner par des intermédiaires incompétents et véreux. D’un autre côté, beaucoup de parcelles sont souvent mal situées au fond d’une impasse et peu exploitables le long d’axes routiers qui n’ont pas encore connu de boom immobilier. Ces spécificités rebutent encore les investisseurs. Enfin, il reste une minorité de lots avec un fort potentiel et justement évalués. Ces derniers sont rapidement courtisés par les promoteurs et les investisseurs qui ont des stratégies variées : – comme l’illustrent les dernières transactions du groupe Jamil Ibrahim à Sursock et à Jal el-Bahr, il existe une forte demande de la part de promoteurs à la recherche de parcelles pour commencer de nouveaux projets résidentiels. Deux catégories se distinguent : la première concerne les poids lourds du marché avec de solides capacités financières qui multiplient les projets résidentiels. Ils peuvent acheter plusieurs propriétés dans un laps de temps très court soit pour les lotir, soit pour les garder en attente. La seconde catégorie regroupe des promoteurs plus méthodiques. Ces derniers fonctionnent par étapes. Ils attendent généralement la fin des ventes de leur projet actuellement en construction avant de se lancer dans l’acquisition d’un nouveau site. Si cette stratégie ne permet pas de profiter des meilleurs prix, elle a le mérite d’être logique. Ils s’appuient sur la réputation de leurs immeubles précédents qui leur permet d’avoir une liste de clients possibles pour les projets futurs. – plusieurs acquisitions ont été observées de la part d’investisseurs sans réelle expérience du marché résidentiel. Leur logique est simple. Au lieu d’investir dans l’industrie, le commerce ou l’agriculture du pays, ces hommes d’affaires préfèrent placer leurs profits dans l’immobilier. Beaucoup sont des Libanais travaillant à l’étranger en Afrique ou dans les pays du Golfe. Ces personnes achètent souvent sans réellement connaître le potentiel de la parcelle. Ils fonctionnent en fonction des probabilités de profit en cas de prochaine revente. En coopération avec RAMCO Tél.: 01-349910
Alors que le Liban traverse une grave crise politique et que les prochaines échéances présidentielles sont d’une importance capitale pour l’avenir du pays, le marché immobilier reste particulièrement dynamique en ce qui concerne les transactions foncières. Comme c’est souvent le cas, c’est toujours dans les moments critiques et alarmistes que les bonnes opportunités se réalisent. Nous avons observé un intérêt croissant de la part d’investisseurs pour l’acquisition de parcelles à Achrafieh et à Ras-Beyrouth. Il s’agit d’un signe positif dans un contexte politico-sécuritaire flou.
Au sujet des prix, les incidences foncières à Beyrouth (hormis le centre-ville et le front de mer) varient actuellement de 300 à 1 000 dollars le m2 de surface constructible. Les écarts se justifient en fonction de la...