L’ambassadeur de Grèce
et le mufti Jouzou chez Hamadé
le 17 octobre 2007 à 00h00
Le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, a reçu hier l’ambassadeur de Grèce, Panos Kalogeropoulos, avec qui il a passé en revue les efforts européens visant à aider le pays à régler le dossier de la présidentielle. L’entretien a également porté sur le soutien européen aux résolutions internationales concernant le Liban et les relations bilatérales.
M. Hamadé s’est entretenu ensuite avec le mufti du Mont-Liban, cheikh Mohammad Ali Jouzou, qui s’en est violemment pris à la Syrie, l’accusant de pratiquer un terrorisme contre le Liban. Rappelant le dysfonctionnement des institutions sous l’occupation syrienne avec son lot de dégâts, cheikh Jouzou a exprimé l’espoir que « ce sale jeu se termine », avant de dénoncer « ceux qui pointent leur arme à la tête des responsables de l’État pour les contraindre, sous la menace, d’exécuter leur volonté ».
Cheikh Jouzou a en outre jugé que l’entente au sujet de la présidentielle « ne peut pas se substituer à la démocratie », jugeant « anormal » que les Libanais aient à faire un choix entre un président déterminé ou le chaos. « Nous ne pouvons pas dire que la démocratie est saine au Liban, quand des voix s’élèvent chaque jour pour nous menacer », a-t-il poursuivi, exprimant l’espoir que l’échéance présidentielle « se passe bien, sans que nous soyons entraînés vers une nouvelle guerre sur le sol libanais ». « Nous n’accepterons pas que le résultat de la présidentielle soit la guerre », a encore insisté le mufti du Mont-Liban, mettant en garde contre les interventions étrangères, régionales et occidentales dans la présidentielle. « Cette échéance doit être entièrement libanaise sans aucune intervention, mais nous ne voulons pas que la démocratie s’applique chez nous comme elle est appliquée par les régimes voisins qui organisent des référendum. C’est quoi un référendum ? C’est une falsification de la volonté du peuple, lorsque celui-ci est amené à dire “oui” à celui qui le tue, qui l’emprisonne et qui l’opprime. C’est ce qui se passe en Syrie. Nous refusons que le Liban devienne une copie conforme du régime syrien ou de nous incliner devant les menaces. Nous souhaitons que tous les candidats respectent la volonté du peuple libanais. Il n’y a pas dans cette bataille un maronite qui est mieux que l’autre. Le maronite qui mérite d’accéder à la première magistrature de l’État doit être élu. Mais qu’on nous dise que nous devons choisir entre untel, ou une bataille féroce, ou encore la guerre est absolument inadmissible. Aucune partie ne peut imposer sa volonté aux Libanais », a-t-il martelé.
Le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, a reçu hier l’ambassadeur de Grèce, Panos Kalogeropoulos, avec qui il a passé en revue les efforts européens visant à aider le pays à régler le dossier de la présidentielle. L’entretien a également porté sur le soutien européen aux résolutions internationales concernant le Liban et les relations bilatérales.
M. Hamadé s’est entretenu ensuite avec le mufti du Mont-Liban, cheikh Mohammad Ali Jouzou, qui s’en est violemment pris à la Syrie, l’accusant de pratiquer un terrorisme contre le Liban. Rappelant le dysfonctionnement des institutions sous l’occupation syrienne avec son lot de dégâts, cheikh Jouzou a exprimé l’espoir que « ce sale jeu se termine », avant de dénoncer « ceux qui pointent leur arme à la tête des responsables de l’État pour...
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