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Actualités - Chronologie

La Rencontre démocratique sceptique quant à la possibilité d’une entente

Le bloc de la Rencontre démocratique, que préside M. Walid Joumblatt, ne cache pas son scepticisme quant à l’aboutissement des efforts déployés pour parvenir à une entente autour de la présidentielle, partant du principe que la Syrie, dont la capacité de nuisance dans le pays reste évidente, ne permettra pas qu’une telle entente se réalise, à moins qu’elle ne porte sur un candidat qui lui est proche. « Le Liban fait face à une échéance cruciale, à un choix entre non pas un président et un autre, mais entre un régime et un autre, entre le fascisme et la démocratie. Il ne s’agit pas d’une élection ordinaire d’un chef de l’État pour le Liban, mais d’un choix réel sur le processus que le pays est appelé à suivre, celui de la démocratie, de l’ouverture, de l’arabité, des libertés publiques et de l’État de droit. Nous refusons que tout cela fasse l’objet d’une démagogie. Nous lutterons par tous les moyens démocratiques et politiques contre ceux qui essaieront de porter atteinte à l’État et à ses institutions, notamment l’armée et les FSI », a déclaré hier le ministre des Télécommunications, Marwan Hamadé, après un entretien avec le mufti du Mont-Liban, cheikh Mohammad Ali Jouzou. De son côté, le député Waël Bou Faour a fait état, dans une interview accordée à Naharnet, d’une décision syrienne « de ne pas tolérer une entente au Liban, à moins qu’elle ne débouche sur un clonage d’Émile Lahoud à la tête de la présidence de la République ». Il a averti que « les forces du 8 Mars exacerberont au maximum, conformément à une décision syrienne, la tension dans le pays et menaceront sa stabilité ». Estimant que certains songent « à rééditer le scénario de Gaza au Liban », le député a souligné qu’« il n’existe aucune possibilité d’entente, non pas parce que nous le souhaitons pas, mais parce que l’autre partie est liée par la décision syrienne d’interdire toute entente, à moins que celle-ci ne se fasse au détriment de l’indépendance libanaise ». « Je ne veux pas imposer de position, mais je souhaite une entente. Mais si celle-ci est impossible, nous n’oublions pas que nous vivons dans un système démocratique au sein duquel il y a une majorité et une minorité, un Parlement et des autorités constitutionnelles. Nous nous orienterons alors vers des élections démocratiques conformément à la Constitution », a déclaré M. Bou Faour. M. Élie Aoun, qui s’exprimait dans le cadre d’une interview au site d’informations elnashra.com, a estimé pour sa part que l’initiative de Bkerké était « tardive », affirmant que la Rencontre démocratique « n’y place pas beaucoup d’espoir, parce que le fossé entre les deux camps (le 14 et le 8 Mars) est énorme ». Selon lui, la formation d’une commission quadripartite « composée de personnes de troisième rang montre que l’affaire évolue lentement et que l’initiative n’est pas vouée à une fin heureuse ». Assurant qu’un chef de l’État ne sera pas élu le 23 octobre, M. Aoun a affirmé que « les candidats du 14 Mars ne changeront pas ». Il a indiqué que « le député Robert Ghanem s’est positionné entre les deux camps, mais le 14 Mars n’a pas encore discuté la possibilité qu’il soit considéré comme un candidat d’entente, du moment que le problème ne porte pas sur le nom du futur président ». « Le problème est beaucoup plus complexe, surtout depuis que le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, nous a ramenés aux débats autour du tribunal international et de la résolution 1559 », a-t-il dit. Enfin, Mohammad Hajjar a mis l’accent sur le fait qu’« un vide institutionnel est inadmissible », assurant que le Liban « sera doté d’un président dans les délais constitutionnels ».
Le bloc de la Rencontre démocratique, que préside M. Walid Joumblatt, ne cache pas son scepticisme quant à l’aboutissement des efforts déployés pour parvenir à une entente autour de la présidentielle, partant du principe que la Syrie, dont la capacité de nuisance dans le pays reste évidente, ne permettra pas qu’une telle entente se réalise, à moins qu’elle ne porte sur un candidat qui lui est proche.
« Le Liban fait face à une échéance cruciale, à un choix entre non pas un président et un autre, mais entre un régime et un autre, entre le fascisme et la démocratie. Il ne s’agit pas d’une élection ordinaire d’un chef de l’État pour le Liban, mais d’un choix réel sur le processus que le pays est appelé à suivre, celui de la démocratie, de l’ouverture, de l’arabité, des libertés publiques et de...