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Actualités - Chronologie

Geagea et Joumblatt sont de mèche avec les États-Unis, accuse le Hezbollah

Le Hezbollah s’en est pris, tout au long de ce week-end, aux personnalités politiques de la majorité, Walid Joumblatt et Samir Geagea en tête, qu’ils ont ainsi accusées de faire le jeu des Américains dans la région. Le député et chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a ainsi mis en exergue, ce week-end, dans un discours prononcé à l’occasion d’un iftar, « la patience » de l’opposition. Ainsi, a-t-il souligné, celle-ci a patienté « pendant deux années » et elle doit encore patienter « un mois, pour connaître l’évolution des initiatives sérieuses » de conciliation. « Notre pays souffre de plusieurs maux, il souffre notamment d’une crise identitaire », a indiqué Mohammad Raad, qui a aussi affirmé que la mission de l’opposition est « difficile », « seuls les hommes peuvent y parvenir à bout ». S’attardant sur le danger « que représente l’ennemi sioniste, stratégiquement appuyé par les États-Unis », il a relevé que ces deux forces s’ingénient à distraire les Libanais en les poussant à se disputer sur des fonctions et positions politiques pour « supprimer l’indépendance et la souveraineté » de ce pays. « Rien n’a changé depuis deux ans, a aussi souligné M. Raad, mis à part un désir pressant de la part de certains pays arabes de conclure un compromis » aux dépens de la cause palestinienne. « Ce qui se passe au Liban et en dehors du Liban comme conflit politique a pour but d’immuniser la région contre ce projet hâtif de compromis », a affirmé M. Raad. « Si le but est de parvenir à l’indépendance du Liban, nous voulons tous cette indépendance », a souligné M. Raad, avant d’ajouter qu’il ne fallait pas que chaque partie politique trouve refuge auprès de telle ou telle force étrangère. « Nous ne menons pas des batailles politiques pour que des communautés, des religions ou des régions s’affrontent, nous menons la bataille des choix nationaux », a aussi indiqué le député du Hezbollah, qui a ajouté que l’opposition ne veut pas « amender Taëf ni réaliser un nouvel arrangement politique interne (...). Nous voulons uniquement parvenir à l’application des décisions prises à Taëf (...), mais pas selon les critères américains qui sont d’ailleurs en train d’être appliqués par l’équipe au pouvoir ». Le député Hussein Hajj Hassan a, pour sa part, directement accusé le député Walid Joumblatt et le chef du parti des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, d’être au service des États-Unis. « Nous autres au Hezbollah et au sein de l’opposition, nous estimons que l’échéance présidentielle est une échéance libanaise (...), mais pour (Samir) Geagea, sa fonction d’employé américain et peut-être autre qu’américain lui impose d’être tout le temps prêt à servir les projets des États-Unis (...). Dans le cas contraire, que signifieraient alors ses déclarations dans lesquelles il indique que sa bataille est contre le Hezbollah et l’Iran ? » a déclaré Hussein Hajj Hassan. Accusant Walid Joumblatt de vouloir provoquer des dissensions internes en exacerbant les sentiments communautaires des musulmans, M. Hajj Hassan a également relevé que M. Joumblatt « remplit une fonction américaine claire, parce que le projet de dissensions communautaires est un projet américain ». Même son de cloche du côté du député Hassan Fadlallah, qui a indiqué que certains responsables politiques « insistent à faire le jeu des Américains tendant à menacer l’existence même de la Résistance ». Pour lui, les lettres envoyées à l’ONU du « chef du pouvoir de fait », le Premier ministre Fouad Siniora, ont pour but d’impliquer « l’ONU dans des différends d’ordre interne ».
Le Hezbollah s’en est pris, tout au long de ce week-end, aux personnalités politiques de la majorité, Walid Joumblatt et Samir Geagea en tête, qu’ils ont ainsi accusées de faire le jeu des Américains dans la région.
Le député et chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a ainsi mis en exergue, ce week-end, dans un discours prononcé à l’occasion d’un iftar, « la patience » de l’opposition. Ainsi, a-t-il souligné, celle-ci a patienté « pendant deux années » et elle doit encore patienter « un mois, pour connaître l’évolution des initiatives sérieuses » de conciliation. « Notre pays souffre de plusieurs maux, il souffre notamment d’une crise identitaire », a indiqué Mohammad Raad, qui a aussi affirmé que la mission de l’opposition est « difficile », « seuls les hommes...