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Golfe Le Qatar confronté à une inflation galopante

Le Qatar connaît une croissance économique phénoménale grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais cet émirat du Golfe est confronté à une inflation galopante alimentée en partie par l’explosion des coûts du logement, selon responsables et analystes. Le Fonds monétaire international (FMI) a chiffré à 11,8 % le taux d’inflation au Qatar en 2006, tout en prédisant une baisse à 10 % en 2007. Mais cette baisse est très improbable à en juger par l’accélération de la hausse des prix depuis le début de l’année. Le taux d’inflation a ainsi été de 12,8 % en rythme annuel au deuxième trimestre 2007, après avoir atteint 14,78 % au premier, selon des statistiques du Conseil de la planification du Qatar. « Les loyers sont la principale cause de l’inflation », a déclaré le ministre des Finances, Youssef Kamal, ajoutant que les loyers absorbaient « 60 % à 90 % des revenus personnels ». « Les loyers ont augmenté de 168 % ces deux dernières années ». M. Kamal, également ministre de l’Économie et du Commerce par intérim, a indiqué qu’un boom économique « au-dessus des capacités » du petit émirat contribuait également à l’aggravation de l’inflation. Tout comme les Émirats arabes unis voisins, le Qatar affiche, en effet, des taux de croissance presque comparables à ceux des « tigres » asiatiques. Selon le FMI, la croissance du PIB y a été respectivement de 6,3 % et 8,8 % en termes réels en 2005 et 2006, les cours du brut enregistrant des records et le Qatar produisant davantage de gaz naturel. Le secteur des hydrocarbures génère environ 60 % du PIB du Qatar. « L’augmentation des dépenses publiques à la faveur des excédents budgétaires, ainsi qu’un accroissement de la population et une forte poussée de la demande » ont aussi contribué à la hausse de l’inflation, estime Khaled Khater, responsable de la politique monétaire à la Banque centrale du Qatar. Il souligne aussi l’impact d’une inflation importée, provoquée par la chute du cours de la devise locale, le riyal, lié au dollar par un taux fixe, par rapport aux autres devises, comme l’euro ou la livre sterling, ce qui se traduit par une hausse du coût des importations en provenance de ces zones. L’économiste Mohieddine al-Qerdagi admet l’existence de cette inflation importée due à l’indexation du riyal sur un dollar en chute libre, situation qui prévaut dans la plupart des monarchies pétrolières du Golfe. Mais, ajoute-t-il, « une consommation incontrôlée et le manque de biens produits localement » aggravent la pression inflationniste en accroissant les importations. La population du Qatar, de 522 000 habitants en 1997, est estimée aujourd’hui à quelque 900 000 habitants, dont à peine 200 000 autochtones. La forte hausse des revenus tirés des exportations d’hydrocarbures a propulsé le Qatar parmi les pays les plus riches du monde en termes de PIB par tête : 63 000 dollars, selon un rapport publié en juin par la National Bank of Kuwait. Membre de l’OPEP, le Qatar produit quelque 700 000 barils/jour, mais sa richesse est surtout gazière. Ses réserves de gaz naturel sont évaluées à plus de 25 000 milliards de m3, ce qui le classe au 3e rang mondial après la Russie et l’Iran.
Le Qatar connaît une croissance économique phénoménale grâce à ses exportations de pétrole et de gaz, mais cet émirat du Golfe est confronté à une inflation galopante alimentée en partie par l’explosion des coûts du logement, selon responsables et analystes.
Le Fonds monétaire international (FMI) a chiffré à 11,8 % le taux d’inflation au Qatar en 2006, tout en prédisant une baisse à 10 % en 2007.
Mais cette baisse est très improbable à en juger par l’accélération de la hausse des prix depuis le début de l’année.
Le taux d’inflation a ainsi été de 12,8 % en rythme annuel au deuxième trimestre 2007, après avoir atteint 14,78 % au premier, selon des statistiques du Conseil de la planification du Qatar.
« Les loyers sont la principale cause de l’inflation », a déclaré le ministre des Finances,...