Bush aurait menacé des pays n’approuvant
pas l’invasion de l’Irak
le 27 septembre 2007 à 00h00
Le président américain George W. Bush avait menacé certains pays de représailles s’ils ne votaient pas une résolution de l’ONU soutenant l’invasion de l’Irak en mars 2002, lors d’un entretien avec l’ancien chef de gouvernement espagnol José Maria Aznar, selon le quotidien El Pais d’hier. El Pais publie le détail d’une conversation entre les deux hommes le 22 février 2002 au Texas, alors que Washington espérait le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution, retirée faute de majorité, appuyant cette intervention militaire. « Des pays comme le Mexique, le Chili, l’Angola et le Cameroun (alors membres du Conseil, NDLR) doivent savoir que ce qui est en jeu est la sécurité des États-Unis », avait déclaré le président américain, d’après un résumé confidentiel de cette conversation établi par l’ambassadeur espagnol de l’époque à Washington, Javier Ruperez, selon El Pais. Bush précise qu’une « attitude négative » de Santiago pouvait compromettre la ratification par le Sénat américain d’un accord commercial avec le Chili. Il menaçait également d’interrompre le versement de fonds à l’Angola. Au cours de cette conversation, M. Bush avait affirmé à M. Aznar que les troupes américaines seront « à Bagdad fin mars » de la même année, avec ou sans résolution de l’ONU, toujours selon El Pais. Il avait ajouté que « nous pouvons gagner sans destruction ».
« Nous mettons déjà en place l’Irak de l’après-Saddam et je crois qu’il y a de bonnes bases pour un avenir meilleur. L’Irak a une bonne administration et une société civile relativement forte », aurait déclaré M. Bush, selon la retranscription.
Bush mentionne encore dans la conversation le fait que Saddam Hussein aurait « indiqué être prêt à s’exiler si on le laissait partir avec un milliard de dollars et toutes les informations sur les armes de destruction massive ».
La Maison-Blanche n’a pas remis en question l’exactitude de la retranscription, et le porte-parole à la Sécurité nationale Gordon Johndroe a refusé de commenter l’information.
Le président américain George W. Bush avait menacé certains pays de représailles s’ils ne votaient pas une résolution de l’ONU soutenant l’invasion de l’Irak en mars 2002, lors d’un entretien avec l’ancien chef de gouvernement espagnol José Maria Aznar, selon le quotidien El Pais d’hier. El Pais publie le détail d’une conversation entre les deux hommes le 22 février 2002 au Texas, alors que Washington espérait le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution, retirée faute de majorité, appuyant cette intervention militaire. « Des pays comme le Mexique, le Chili, l’Angola et le Cameroun (alors membres du Conseil, NDLR) doivent savoir que ce qui est en jeu est la sécurité des États-Unis », avait déclaré le président américain, d’après un résumé confidentiel de cette conversation...
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