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Actualités - Chronologie

Assaad Germanos, la justice dans les gènes…

En ces temps de lutte quotidienne pour que priment enfin des concepts aussi élémentaires que démocratie, justice indépendante, libertés publiques et privées, la mort d’Assaad Germanos est arrivée trop tôt. Magistrat d’exception à l’intégrité reconnue par tous et historien émérite aux deux amours, son pays et le caza de Jbeil, cet homme s’est battu toute sa vie, dans les prétoires comme sous son noyer à Majdel-Akoura, lieu de rendez-vous préféré des hommes politiques, des juges, des journalistes et des penseurs. Il s’est battu toute sa vie pour inculquer à ses compatriotes une triple urgence : l’équité, la convivialité (bien plus nécessaire à ses yeux que la simple coexistence) et la connaissance de leurs racines. Né à Akoura le 17 juillet 1930, diplômé en droit de l’USJ en 1956, il a été nommé juge unique à Tripoli puis à Beyrouth avant d’être désigné procureur général près le tribunal militaire, de 1970 jusqu’en 1984, date à laquelle il a été nommé membre de la Cour de cassation jusqu’en 1998. Et sa retraite, il l’a occupée comme les années qui l’ont précédée : à enrichir chaque jour un peu plus son immense bibliothèque, bourrée à craquer de livres et de documents rares. Il est mort trop tôt non seulement parce qu’il avait su, mieux que quiconque, sacraliser cette justice qu’il avait dans ses gènes (son père, Youssef Germanos, a éduqué des générations de juges et d’hommes politiques), mais parce qu’il aurait pu encore l’apprendre, patiemment, à la très grande majorité des magistrats actuels. Et ils en ont sacrément besoin, qu’ils officient dans des tribunaux locaux ou qu’ils soient amenés à le faire dans quelque tribunal spécial censé voir bientôt le jour… Z.M.
En ces temps de lutte quotidienne pour que priment enfin des concepts aussi élémentaires que démocratie, justice indépendante, libertés publiques et privées, la mort d’Assaad Germanos est arrivée trop tôt. Magistrat d’exception à l’intégrité reconnue par tous et historien émérite aux deux amours, son pays et le caza de Jbeil, cet homme s’est battu toute sa vie, dans les prétoires comme sous son noyer à Majdel-Akoura, lieu de rendez-vous préféré des hommes politiques, des juges, des journalistes et des penseurs. Il s’est battu toute sa vie pour inculquer à ses compatriotes une triple urgence : l’équité, la convivialité (bien plus nécessaire à ses yeux que la simple coexistence) et la connaissance de leurs racines.
Né à Akoura le 17 juillet 1930, diplômé en droit de l’USJ en 1956, il a été...