L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair devait présenter hier à New York son premier rapport sur les perspectives de création d’un État palestinien au quartette pour le Proche-Orient. La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, devait en outre informer ses homologues de l’Union européenne (UE), l’ONU et la Russie des résultats de sa récente navette entre Israéliens et Palestiniens pour s’assurer que la conférence internationale de paix prévue à l’automne permettra d’engager des « négociations sérieuses ». La tournée au Proche-Orient de la chef de la diplomatie américaine, mercredi et jeudi derniers, a cependant été marquée par la décision israélienne de déclarer la bande de Gaza « entité ennemie », qui affaiblit de facto le président palestinien modéré Mahmoud Abbas en entérinant la prise contrôle par le Hamas de ce territoire palestinien fortement peuplé. Elle a aussi montré qu’il existait encore un gouffre entre les attentes élevées des Palestiniens et les objectifs, apparemment modestes, des États-Unis pour cette conférence dont la date n’a pas été annoncée, mais qui devrait se tenir, selon M. Abbas, à la mi-novembre.
Outre M. Blair et Mme Rice, la réunion du quartette, qui se tient au siège des Nations unies en prélude à l’Assemblée générale de l’organisation mondiale, rassemblait le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le diplomate en chef de l’Union européenne (UE), Javier Solana. L’UE était également représentée par Luis Amado, le chef de la diplomatie du Portugal qui assure la présidence de l’Union, et la commissaire européenne aux Affaires extérieures, Benita Ferrero-Waldner.
Mme Rice devait rencontrer M. Blair séparément, juste avant la réunion du quartette, a-t-on appris auprès du département d’État. Les participants devaient donner une conférence de presse commune après leur réunion. Ils devaient ensuite dîner avec leurs homologues arabes chargés de tenter de convaincre Israël d’accepter une initiative de paix d’inspiration saoudienne relancée en mars dernier par la Ligue arabe lors d’un sommet à Ryad. Il s’agit de la Jordanie et de l’Égypte, du Qatar, des Émirats arabes unis, de l’Arabie Saoudite et de la Syrie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair devait présenter hier à New York son premier rapport sur les perspectives de création d’un État palestinien au quartette pour le Proche-Orient. La secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, devait en outre informer ses homologues de l’Union européenne (UE), l’ONU et la Russie des résultats de sa récente navette entre Israéliens et Palestiniens pour s’assurer que la conférence internationale de paix prévue à l’automne permettra d’engager des « négociations sérieuses ». La tournée au Proche-Orient de la chef de la diplomatie américaine, mercredi et jeudi derniers, a cependant été marquée par la décision israélienne de déclarer la bande de Gaza « entité ennemie », qui affaiblit de facto le président palestinien modéré Mahmoud Abbas en...