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Pérou Fujimori à Lima, où il devra rendre compte à la justice

L’ex-président péruvien Alberto Fujimori, extradé du Chili, est arrivé samedi au Pérou où il est passible de 30 ans de prison pour corruption et atteintes aux droits de l’homme. Après sept ans d’absence et une longue bataille juridique perdue au Chili où il avait été arrêté en novembre 2005, l’ancien homme fort du Pérou a été rattrapé par son passé avec la décision vendredi de la Cour suprême du Chili de l’extrader vers le Pérou. À l’aéroport Jorge Chavez de Lima, des affrontements ont opposé samedi quelque centaines de partisans de M. Fujimori aux forces de sécurité déployées sur place. Le retour d’Alberto Fujimori représente un cadeau empoisonné pour l’actuel président Alan Garcia. N’ayant pas de majorité au Parlement, le parti gouvernemental APRA a dû s’allier avec les 13 députés de l’Alliance pour l’avenir, la formation politique de M. Fujimori. La justice péruvienne veut mener rondement le procès, en bouclant l’affaire en quelques mois, tandis que les avocats de M. Fujimori vont essayer de jouer la montre afin de retarder le verdict aussi longtemps que possible. Âgé de 69 ans, M. Fujimori pourrait échapper à la prison au moment où il atteindra 70 ans. La législation péruvienne accorde des remises de peine à cet âge et autorise les condamnés à purger leur peine à leur domicile.
L’ex-président péruvien Alberto Fujimori, extradé du Chili, est arrivé samedi au Pérou où il est passible de 30 ans de prison pour corruption et atteintes aux droits de l’homme. Après sept ans d’absence et une longue bataille juridique perdue au Chili où il avait été arrêté en novembre 2005, l’ancien homme fort du Pérou a été rattrapé par son passé avec la décision vendredi de la Cour suprême du Chili de l’extrader vers le Pérou. À l’aéroport Jorge Chavez de Lima, des affrontements ont opposé samedi quelque centaines de partisans de M. Fujimori aux forces de sécurité déployées sur place. Le retour d’Alberto Fujimori représente un cadeau empoisonné pour l’actuel président Alan Garcia. N’ayant pas de majorité au Parlement, le parti gouvernemental APRA a dû s’allier avec les 13 députés...