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Les lecteurs ont voix au chapitre

La mort est là La mort est entrée dans notre vie par la porte officielle des us et coutumes. Elle nous envahit, elle nous nargue, elle nous défie, elle nous menace, elle nous épie, elle nous poursuit. C est le chantage ; à prendre ou à laisser. Non, nous ne prendrons pas, mais nous ne vous laisserons pas nous prendre. Fasse que notre colère, notre tristesse, notre révolte, notre sentiment d’impuissance soient le ciment qui nous soude, le ciment de notre rage folle de vivre dans ce pays, envers et contre tout. Que Dieu ait leur âme ! Et que Dieu donne de la force à toutes leurs familles. Alice TAMER Nos origines À l’heure où les querelles politiques menacent de bouleverser l’identité du pays, et avec elle toutes les perspectives d’avenir, il est regrettable de voir que nos ancêtres phéniciens sont à l’honneur ailleurs que dans leur patrie d’origine, dans des pays qui ont plus d’estime pour l’histoire des civilisations. Citons l’enquête dans L’Orient Littéraire qui annonce que l’Institut du monde arabe s’apprête à ouvrir ses portes, à partir de novembre prochain à Paris, à une exposition qui permettra aux visiteurs de tout apprendre sur ce peuple. Hommes de la mer, grands navigateurs et commerçants, les Phéniciens ont habité le littoral méditerranéen, et notamment les côtes libanaise, syrienne, palestinienne, tunisienne, espagnole, maltaise et anatolienne. Leur but n’était pas de conquérir de nouvelles terres mais de fonder un réseau commercial. Ils étaient les seuls à naviguer en haute mer, s’orientant avec le soleil le jour et l’étoile polaire la nuit. Le principe dans leurs batailles navales était le choc. L’évidence, qui reste toutefois à confirmer, est que les Phéniciens ont semé leurs gènes dans les régions par lesquelles ils sont passés. Ils étaient à la tête de la flotte perse. Mais après la conquête d’Alexandre en 333, leur puissance maritime prit fin. Le Liban subira alors de nombreuses invasions et sera génétiquement marqué par trois grandes conquêtes : celles des croisés, des Ottomans et des peuples de la péninsule Arabique. Aujourd’hui, et selon certaines études, il est curieux de constater des ressemblances entre Libanais de régions et de religions différentes, notamment entre chiites et maronites, qui ont tous deux fortement subi l’influence des croisés. Tirons donc les leçons de nos ancêtres. L’union fait la force. Nous sommes tous libanais. Créons donc cette onde de choc qui sauvera le pays du Cèdre. Nazira A . SABBAGHA De grâce, une solution Crier sa fureur et sa révolte est évidemment peine perdue. Parler de dégoût et de déception l’est encore plus.... Cet acharnement interminable contre ce pays et son peuple va-t-il prendre fin un jour ? Funérailles, pleurs, indignation, désespoir, émigration, terreur, attentats, guerres... Énumérer le lexique des termes qui hantent notre quotidien serait trop long. Messieurs, on vous en conjure, trouvez une solution ! Le peuple est las, le Liban se meurt et n’en peut plus de vos dissensions. À qui faut-il adresser nos supplications ? On a épuisé tous les recours et égrené les noms de tous les saints du ciel. On s’est adressé à tous pays, à l’ONU, à la Ligue arabe, aux grands de ce monde... En vain. Serait-ce une malédiction ? Exorcisons-la alors! Trouvons une solution, sinon, nous allons tous être atteints d’aliénation ! Gracy FARROUHA NDLR Dans le nombreux courrier que nous recevons quotidiennement, certaines lettres comportent des passages qui seraient difficilement publiables. Pour cette raison, et aussi afin de faire paraître le plus grand nombre possible de lettres, le journal se réserve le droit de n’en reproduire que les parties les plus significatives et d’en rectifier certains termes désobligeants. En outre, chaque missive doit comporter la signature (nom et prénom) de son auteur. Les lecteurs, nous en sommes certains, le comprendront, ce dont nous les remercions par avance.
La mort est là

La mort est entrée dans notre vie par la porte officielle des us et coutumes.
Elle nous envahit, elle nous nargue, elle nous défie, elle nous menace, elle nous épie, elle nous poursuit.
C est le chantage ; à prendre ou à laisser.
Non, nous ne prendrons pas, mais nous ne vous laisserons pas nous prendre.
Fasse que notre colère, notre tristesse, notre révolte, notre sentiment d’impuissance soient le ciment qui nous soude, le ciment de notre rage folle de vivre dans ce pays, envers et contre tout.
Que Dieu ait leur âme ! Et que Dieu donne de la force à toutes leurs familles.

Alice TAMER

Nos origines

À l’heure où les querelles politiques menacent de bouleverser l’identité du pays, et avec elle toutes les perspectives d’avenir, il est regrettable de voir que nos ancêtres phéniciens...