L’égalité des sexes dans les conseils d’administration des 200 plus grandes entreprises à travers le monde progresse peu, les femmes représentant 11,2 % des administrateurs en 2006 contre 10,4 % il y a deux ans, selon une étude de l’organisation Corporate Women Directors International (CWDI).
Au niveau des postes de direction, sur les 100 premières entreprises mondiales sélectionnées par Fortune Magazine, la proportion tombe même à 6,6 %, ce qui équivaut à 73 postes de direction sur des effectifs de 1 113, indique cette étude publiée hier.
En fait, 57 % des 100 premières entreprises mondiales n’ont aucune femme à un poste de direction et 18 % n’en ont pas non plus à des postes d’administrateurs.
« Dans la course au talent, les femmes ne jouent pas dans la cour des grands de la plupart des très grandes entreprises mondiales. Vu cette faible représentation, il est difficile de prévoir une hausse substantielle du nombre de femmes aux postes de direction ou aux conseils d’administration au cours des dix prochaines années », a affirmé Irene Natividad, coprésidente de CWDI, interrogée par l’AFP.
« Si 80 % des décisions d’achats sont faites par les femmes, que ce soit pour les voitures, les pneus, les ordinateurs ou le choix des énergies, même au sein des entreprises où elles travaillent, pourquoi n’y aurait-il pas plus de femmes représentées au sein des directions ? » a-t-elle demandé.
Les États-Unis, qui comptent le plus d’entreprises dans cette liste (75), sont les mieux placés avec 17,6 % de femmes siégeant dans les conseils d’administration de grandes sociétés, la proportion atteignant 30 % chez ATT, Johnson and Johnson ou Merrill Lynch.
C’est aux États-Unis également que les femmes sont les mieux représentées aux postes de dirigeants (12,9 % contre 6,6 % globalement), notamment dans des sociétés comme Hewlett-Packard, Bank of America, ou le service postal américain UPS, où elles occupent pour 25 % des postes de direction.
Au niveau des conseils d’administration, le Royaume-Uni (qui compte 17 sociétés dans la liste) vient au deuxième rang avec 13,9 % de femmes, suivi par les Pays-Bas (12,2 % avec 10 entreprises), l’Allemagne (10,9 % avec 19 entreprises). La Suisse (9,5 % avec 5 entreprises) arrive devant la France (7,6 % avec 19 entreprises).
L’Italie et surtout le Japon sont à la traîne avec respectivement 2,9 % et 1,3 % de femmes siégeant dans un conseil d’administration.
Même si par rapport à 2004, la proportion de femmes au sommet des entreprises japonaises a « doublé » (0,7 %), on compte en 2006 cinq femmes dans les conseils d’administration au Japon sur un total de 389 administrateurs.
De façon générale, la plupart des plus importantes entreprises du Japon, de Corée, d’Italie, du Venezuela, de Russie et de Chine n’ont pas de femmes à leur conseil d’administration.
L’entreprise qui présente proportionnellement le plus de femmes à son conseil d’administration est le groupe de distribution hollandais Royal Ahold avec 4 administratrices sur un conseil de 7, soit 57 %.
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Au niveau des postes de direction, sur les 100 premières entreprises mondiales sélectionnées par Fortune Magazine, la proportion tombe même à 6,6 %, ce qui équivaut à 73 postes de direction sur des effectifs de 1 113, indique cette étude publiée hier.
En fait, 57 % des 100 premières entreprises mondiales n’ont aucune femme à un poste de direction et 18 % n’en ont pas non plus à des postes d’administrateurs.
« Dans la course au talent, les femmes ne jouent pas dans la cour des grands de la plupart des très grandes...