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Paris-SG : Rothen, la gauche rénovée

Après deux saisons hachées par les blessures et ternies par le parcours funeste du Paris-SG, Jérôme Rothen, transfiguré depuis l’arrivée de Paul Le Guen, a repris vie sur son côté gauche, se posant du coup en candidat très sérieux à l’équipe de France de football. C’est presque devenu une récurrence. Après les matchs du Paris-SG ce début de saison, et malgré les résultats encore en dents de scie du club parisien, on reparle de Jérôme Rothen en bleu... Ce slogan s’est fait encore un peu plus fort après Monaco (2-1 pour Paris), où les deux caviars distillés par son pied gauche sur les têtes d’Armand et de Diané ont scellé la seconde victoire parisienne de la saison. Pourtant, « Djé » ne fut pas loin de casser la branche qui lui permet de revivre. À l’intersaison, les appels du pied de Lyon et la lenteur des dirigeants parisiens à revaloriser sa prolongation ont failli séparer ces deux destins qui se sont finalement liés jusqu’en 2011. Et cette nouvelle assise n’est pas étrangère au renouveau du joueur. « C’est un bosseur qui ne lâche rien. Il vient de prolonger, il est bien dans ses pompes et ça se ressent. Après, on connaît son pied gauche, la qualité de ses passes », explique son coéquipier Bernard Mendy. « Peut donner le ballon n’importe où » Son histoire avec le Paris-SG n’est effectivement pas simple. Après deux saisons plombées par les blessures, elle a même tourné au cauchemar la saison dernière. Guy Lacombe, en fin de règne, ne supportait plus grand-chose, pas même le talent, et les deux hommes, fâchés, étaient arrivés à un tel point de non-retour que Rothen ne voulait plus qu’une chose : partir. L’arrivée de Paul Le Guen avait tout changé in extremis, lui offrant de nouveau une place qu’il n’espérait plus. Et depuis, transfiguré par la confiance que lui accorde le Breton, sa montée en puissance ne connaît pas d’accroc. Cette saison, meilleur passeur du championnat, il est de loin le meilleur Parisien (dans le champ), grâce à un dribble efficace, un physique affûté, mais surtout un pied gauche qui en fait l’un des spécialistes d’un côté doré au Paris-SG (avec Sylvain Armand derrière lui). « Il est capable de faire la différence par sa qualité de passe et de centre. Il peut donner un bon ballon de n’importe où, même quand le défenseur pense avoir pris le dessus et l’avoir enfermé, explique Jérémy Clément. Il est bien, et ça se voit sur le terrain. » « Chambreur » « La récompense, ce serait d’être rappelé en sélection », assure Mendy. Une arlésienne pour Rothen, dont le dernier match en bleu remonte au 12 novembre 2005 face à l’Allemagne (0-0), avec un compteur resté bloqué à onze sélections et qui, malgré les résultats du Paris-SG frôlant le ridicule la saison dernière, n’a jamais abandonné l’idée de réintégrer le groupe France. La carotte a déjà été tendue cette saison, Domenech l’ayant convoqué fin août dans sa liste d’une trentaine de joueurs pour affronter la Slovaquie en amical en A et en A’, ce qui n’était plus arrivé depuis deux ans. Mais une blessure malvenue à la cuisse droite a retardé les retrouvailles. Et même si Malouda est encore de loin le n° 1 au poste, Domenech doit penser très fort à Rothen comme possible doublure. Cette absence chez les Bleus, Rothen a dû la trouver un peu longue, mais ne s’en est jamais plaint. Ce n’est pas dans son tempérament. Au sein du vestiaire parisien, il a plutôt une autre étiquette. « C’est un chambreur, il met l’ambiance, il rigole », assure Clément. « C’est un chambreur, mais un chambreur qui n’aime pas être chambré », abonde Mendy. S’il est rappelé chez les Bleus, il attendra peut-être un peu.
Après deux saisons hachées par les blessures et ternies par le parcours funeste du Paris-SG, Jérôme Rothen, transfiguré depuis l’arrivée de Paul Le Guen, a repris vie sur son côté gauche, se posant du coup en candidat très sérieux à l’équipe de France de football.
C’est presque devenu une récurrence. Après les matchs du Paris-SG ce début de saison, et malgré les résultats encore en dents de scie du club parisien, on reparle de Jérôme Rothen en bleu...
Ce slogan s’est fait encore un peu plus fort après Monaco (2-1 pour Paris), où les deux caviars distillés par son pied gauche sur les têtes d’Armand et de Diané ont scellé la seconde victoire parisienne de la saison.
Pourtant, « Djé » ne fut pas loin de casser la branche qui lui permet de revivre. À l’intersaison, les appels du pied de Lyon et...