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Rugby La cicatrice, trophée de guerre des joueurs

Sport traumatisant, le rugby laisse des traces en forme de belles cicatrices sur le corps des joueurs et certains les arborent comme des trophées de guerre. Opéré du dos en 2002, Rémy Martin sent bien évidemment plus sa cicatrice qu’il ne la voit. « Maintenant, elle me fait sourire. Mais sur le coup, elle ne sentait pas bon. Cette cicatrice égale six mois d’arrêt et trois mois de rééducation », rappelle le troisième ligne des Bleus. « Elle m’a obligé à tout mettre à plat au propre comme au figuré. En musculation, je suis reparti de zéro. Dans la façon d’aborder ma carrière, aussi. Voilà, elle est dans mon dos, derrière moi comme une petite épée de Damoclès, comme un trophée » résume, visiblement pas mécontent, le grand blond du Stade français. Benjamin des Bleus, Lionel Beauxis est surtout déçu de voir sa cicatrice à l’arcade sourcilière droite moins évidente que sa balafre au genou, après une blessure aux ligaments croisés. « Comme elle vient de la Coupe du monde des moins de 19 ans que nous avons remportée, j’aurais aimé qu’elle se voit un peu plus. En plus, elle vient d’un choc avec un Anglais, alors elle aurait mérité une meilleure exposition », regrette le demi d’ouverture. À l’arrière, Vincent Clerc affiche « un paquet de cicatrices venant surtout de l’enfance dont (il est) très fier ». À tel point que le Toulousain a bien du mal à élire la plus attachante. « En fait, le rugby passe toujours pour un sport à dégâts. Mais mes plus beaux, je ne les ai pas eus au rugby. À huit ans, je me suis ouvert le pied sur un tesson de bouteille dans une rivière. Juste après, en voulant cabrer mon vélo sur la roue arrière, je me suis perforé le haut du genou avec le frein. Résultat, treize points de suture », raconte l’ailier. « Au rugby, j’ai réussi à égaler ce record de points de suture avec une coupure à la hauteur du mollet. Mais bon, au final, rien de spectaculaire », regrette presque le Toulousain, du genre casse-cou. Quant à Thierry Dusautoir, il aimerait bien effacer ce petit bourrelet qui se dresse au-dessus de l’arcade droite. « Malheureusement, ma peau marque énormément. Alors j’utilise des tonnes de crème pour faciliter la cicatrisation, atténuer les marques. Mais leur effet est mince. Le mieux serait certainement d’utiliser de la cortisone. Mais elle est sur la liste des produits interdits », se résigne le troisième ligne aile, adepte du casque de protection.
Sport traumatisant, le rugby laisse des traces en forme de belles cicatrices sur le corps des joueurs et certains les arborent comme des trophées de guerre.
Opéré du dos en 2002, Rémy Martin sent bien évidemment plus sa cicatrice qu’il ne la voit.
« Maintenant, elle me fait sourire. Mais sur le coup, elle ne sentait pas bon. Cette cicatrice égale six mois d’arrêt et trois mois de rééducation », rappelle le troisième ligne des Bleus.
« Elle m’a obligé à tout mettre à plat au propre comme au figuré. En musculation, je suis reparti de zéro. Dans la façon d’aborder ma carrière, aussi. Voilà, elle est dans mon dos, derrière moi comme une petite épée de Damoclès, comme un trophée » résume, visiblement pas mécontent, le grand blond du Stade français.
Benjamin des Bleus, Lionel Beauxis est surtout déçu...