Aoun : Nous sommes ceux qui prendront
la défense du Liban
le 19 septembre 2007 à 00h00
Le député du Kesrouan, Michel Aoun, s’est exprimé hier devant une délégation populaire de Jbeil.
« Nous faisons face à une grande crise, une crise existentielle », a déclaré Michel Aoun à ses sympathisants. « Une partie libanaise, en coopération avec l’étranger », veut pousser une partie des Libanais « hors de la formule libanaise ». Cette même partie veut isoler « la plus grande partie des Libanais », a insisté M. Aoun.
En temps normal, a ajouté le leader du Courant patriotique libre (CPL), chaque crise engendre la démission du gouvernement en place et la formation d’un cabinet « qui représente tous les Libanais ». Or aujourd’hui, a-t-il expliqué, « on assiste à une coopération entre le gouvernement en place et l’étranger dans un but étranger à l’intérêt du pays ». Mais, a relevé M. Aoun, « il est impossible de mettre à l’écart 2/3 de la population libanaise ».
Se prononçant en outre sur le risque d’implantation des réfugiés palestiniens, Michel Aoun s’est demandé « comment le gouvernement avait agi pour prouver qu’il est contre l’implantation, pour empêcher qu’elle ne se produise ? »
Sur l’entente signée entre le CPL et le Hezbollah, M. Aoun a indiqué que les détracteurs de l’entente ne l’avaient pas lue et s’est demandé en quoi ce document était « problématique ». « Où est la faute que nous avons commise » en signant ce document, s’est demandé le député du Kesrouan, et pourquoi « ce mécanisme d’application de la 1559 » est refusé par le pouvoir en place. « Sommes-nous nés pour nous confronter, nous disputer (...) pour être de la chair à canon ? » s’est aussi interrogé Michel Aoun, avant de poursuivre en se demandant pour quelle raison « l’étranger appuie le gouvernement Siniora ». « Nous sommes ceux qui prendront la défense du Liban (...) nous ne nous laisserons pas entraîner dans la discorde », a souligné le député du Kesrouan.
S’adressant à la foule, il a indiqué que la confiance que lui avait témoignée le peuple, « nous ne sommes pas prêts à la transférer, à la donner à quiconque d’autre ». Puis, à l’encontre du gouvernement : « Ils ne sont pas en train de fonder une patrie, ils sont en train de créer une société dont vous êtes les simples clients. » Michel Aoun a conclu ses propos en indiquant qu’il ne « continuera pas seulement à parler », mais que « le temps venu, ils seront surpris de se retrouver tout seuls ».
Le député du Kesrouan, Michel Aoun, s’est exprimé hier devant une délégation populaire de Jbeil.
« Nous faisons face à une grande crise, une crise existentielle », a déclaré Michel Aoun à ses sympathisants. « Une partie libanaise, en coopération avec l’étranger », veut pousser une partie des Libanais « hors de la formule libanaise ». Cette même partie veut isoler « la plus grande partie des Libanais », a insisté M. Aoun.
En temps normal, a ajouté le leader du Courant patriotique libre (CPL), chaque crise engendre la démission du gouvernement en place et la formation d’un cabinet « qui représente tous les Libanais ». Or aujourd’hui, a-t-il expliqué, « on assiste à une coopération entre le gouvernement en place et l’étranger dans un but étranger à l’intérêt du pays ». Mais, a relevé M....
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