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France Jospin attaque violemment Royal

L’ex-Premier ministre socialiste français Lionel Jospin a lancé une attaque au vitriol contre l’ancienne candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, accusée d’être une « illusion » et de n’avoir pas les qualités humaines et politiques pour diriger les socialistes français. Cette charge, qui figure dans un ouvrage, L’impasse, dont le quotidien de gauche Libération publiait hier des extraits, a suscité l’émoi dans un Parti socialiste (PS) encore secoué par sa défaite à la présidentielle d’avril/mai et qui tente de sortir des règlements de comptes. Pour M. Jospin, Mme Royal était la « candidate qui était la moins capable de gagner » ce scrutin remporté par Nicolas Sarkozy avec 53 % des suffrages. Sa campagne relevait souvent plus de « l’art de communiquer que de gouverner », écrit l’ex-Premier ministre (1997-2002). Mme Royal est « une personnalité (qui) n’a pas les qualités humaines ni les capacités politiques » pour remettre le PS en ordre de marche, renchérit M. Jospin, et « espérer gagner la prochaine présidentielle » en 2012. Selon lui, c’est « une figure seconde de la vie publique » qui n’est « pas taillée pour le rôle » de premier secrétaire du PS, que son ancien compagnon François Hollande doit abandonner en 2008. « Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font », a répliqué hier Ségolène Royal, qui entamait une visite de quatre jours au Québec. M. Hollande a réagi pour regretter les « polémiques » et le président du groupe PS à l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a dénoncé « les règlements de comptes entre amis » et les « amertumes qu’on ressasse ».
L’ex-Premier ministre socialiste français Lionel Jospin a lancé une attaque au vitriol contre l’ancienne candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, accusée d’être une « illusion » et de n’avoir pas les qualités humaines et politiques pour diriger les socialistes français. Cette charge, qui figure dans un ouvrage, L’impasse, dont le quotidien de gauche Libération publiait hier des extraits, a suscité l’émoi dans un Parti socialiste (PS) encore secoué par sa défaite à la présidentielle d’avril/mai et qui tente de sortir des règlements de comptes. Pour M. Jospin, Mme Royal était la « candidate qui était la moins capable de gagner » ce scrutin remporté par Nicolas Sarkozy avec 53 % des suffrages. Sa campagne relevait souvent plus de « l’art de communiquer que de gouverner », écrit...