JAPON
La droite en quête d’un successeur à Shinzo Abe
le 14 septembre 2007 à 00h00
Le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon s’est mis en quête hier d’un successeur au Premier ministre Shinzo Abe, démissionnaire. Dans la matinée, alors que ses dauphins se préparaient à se déclarer, M. Abe a été hospitalisé pour « trois à quatre jours » à la suite de problèmes gastriques liés au stress, selon son médecin. Selon le docteur Toshifumi Hibi, M. Abe a perdu 5 kilos en quelques mois. L’entourage de M. Abe avait invoqué des « problèmes de santé », mercredi, pour expliquer son brusque départ. Le PLD se réunira le 23 septembre pour se choisir un nouveau président, qui deviendra automatiquement le prochain Premier ministre du Japon. Grand favori, Taro Aso, 66 ans, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel n° 2 du PLD, n’a pas annoncé sa candidature hier contrairement aux spéculations. Il doit s’adresser aujourd’hui aux médias, selon la chaîne de télévision publique NHK. En revanche, un ancien porte-parole du gouvernement, Yasuo Fukuda, 71 ans, un très influent vétéran de la scène politique, a fait part de son intention de se présenter. M. Fukuda a immédiatement reçu le soutien de nombreux parlementaires du PLD, y compris de l’ancien Premier ministre populiste Junichiro Koizumi (2001-2006), selon les médias nippons. L’actuel ministre des Finances, Fukushiro Nukaga, 63 ans, est également sur les rangs. Fin août, fort de sa popularité au sein du PLD, Taro Aso, un nationaliste connu pour son franc-parler avait été nommé secrétaire général du parti, ce qui fait de lui le candidat naturel pour prendre la suite de M. Abe. Mais certains analystes doutent de la capacité de M. Aso à sortir le PLD de la crise où la démission de M. Abe l’a plongé, soulignant que ses convictions nationalistes ne le différencient pas beaucoup de ce dernier. À Tokyo, l’atmosphère politique est électrique, la presse et l’opposition réclamant à cor et à cri des élections législatives anticipées (avant l’échéance normale de 2009). Dans ce climat d’incertitude, certains se sont mis à rêver d’un retour du flamboyant prédécesseur de M. Abe, Junichiro Koizumi, qui était déjà parvenu à ressusciter une droite affaiblie en 2001. Des dizaines de députés ont plaidé pour un « come-back », mais M. Koizumi leur a adressé une fin de non-recevoir.
Le Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon s’est mis en quête hier d’un successeur au Premier ministre Shinzo Abe, démissionnaire. Dans la matinée, alors que ses dauphins se préparaient à se déclarer, M. Abe a été hospitalisé pour « trois à quatre jours » à la suite de problèmes gastriques liés au stress, selon son médecin. Selon le docteur Toshifumi Hibi, M. Abe a perdu 5 kilos en quelques mois. L’entourage de M. Abe avait invoqué des « problèmes de santé », mercredi, pour expliquer son brusque départ. Le PLD se réunira le 23 septembre pour se choisir un nouveau président, qui deviendra automatiquement le prochain Premier ministre du Japon. Grand favori, Taro Aso, 66 ans, ancien ministre des Affaires étrangères et actuel n° 2 du PLD, n’a pas annoncé sa candidature hier contrairement aux...
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