L’entraîneur de l’Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira, a prévu d’avancer par étapes afin que ses joueurs, aujourd’hui dans le bas de la hiérarchie internationale, ne se fassent pas laminer dès le début du Mondial 2010 de football.
Qualifiés d’office en tant que pays hôte, les Bafana Bafana « sont loin d’être prêts », reconnaît le Brésilien Parreira, 64 ans, qui a entraîné quatre équipes nationales en vue d’une Coupe du monde et mené le Brésil à la victoire en 1994.
« Nous devons construire l’équipe, mais aussi définir le dispositif de jeu, ainsi que notre philosophie et tester autant de joueurs que possible », a-t-il ajouté lors d’un entretien avec l’AFP, à 1 000 jours exactement du début du Mondial 2010.
Les Sud-Africains ne figuraient cette semaine qu’à la 61e place du classement de la Fédération internationale de football (FIFA). Ils ne s’étaient pas qualifiés pour la Coupe du monde 2006 en Allemagne.
Début 2007, la Fédération sud-africaine de football (SAFA) a engagé Parreira pour quatre ans contre un salaire mensuel de 252 000 dollars dans l’espoir qu’il améliore ces résultats. Son salaire a cependant fait grincer des dents dans un pays où 43 % de la population vit avec moins d’un dollar par jour.
McCarthy de retour
D’emblée, le 14e entraîneur des Bafana en 14 ans a réussi à faire revenir l’enfant prodige du football sud-africain, Benny McCarthy, attaquant du club anglais des Blackburn Rovers, qui avait claqué la porte de la sélection il y a 18 mois.
« Apparemment, il avait envie de revenir, raconte Parreira. Nous avons discuté pendant trois heures mais tout s’est joué en cinq minutes. » Malgré ce retour, lors de leur dernier match dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), les Bafana (les garçons, en zoulou) ont encore essuyé une défaite (3-1) contre les Zambiens.
« Ce n’est encore que le début. Je ne suis arrivé que depuis huit mois. J’ai besoin de plus de temps pour construire l’équipe, se justifie Parreira. Ce n’est pas facile de changer une manière de jouer, le style, la culture d’une équipe. » Pour lui, l’un des problèmes de ses joueurs vient de leur difficulté à construire des actions : « C’est contre ma religion de jouer de longs ballons sans construire depuis l’arrière ».
Il regrette également le manque d’attaquants décisifs, une lacune de nouveau évidente lors du dernier match amical mercredi face à l’Uruguay (0-0), tout en admettant que ce n’est pas propre à l’Afrique du Sud: « L’équipe du Brésil a également du mal à terminer ses actions », note-t-il.
Ligue junior
« Bien sûr », il aimerait voir ses joueurs gagner à domicile en 2010. « Mais il faut être réaliste, nous devons aborder les problèmes par pallier, dit-il. C’est un processus progressif qui passe par la CAN 2008 et la Coupe des confédérations en 2009. Nous ne sommes qu’au début de notre tâche... ».
« J’ai transmis mon plan à la SAFA : en 2007-2008, nous devons tester le maximum de joueurs en les faisant jouer le plus possible. En 2009-2010, nous nous concentrerons sur la construction de l’équipe. Et surtout, nous avons besoin de plus de joueurs pour avoir des remplaçants en cas de blessure ou autre. »
Le Brésilien a proposé aux autorités de créer une ligue junior pour faire émerger de nouveaux talents, mais il n’a pas encore été entendu.
« C’est dommage parce que ça nous prive d’une base, de remplaçants, dit-il. Les gens doivent réaliser que ce n’est pas pour me faire plaisir, mais pour le pays. Je partirai après le Mondial, mais le pays aura toujours besoin de cette base. »
« La force du football brésilien, argentin, anglais, italien... ce sont leurs équipes juniors. Les jeunes s’entraînent dans tous les clubs et il y a des ligues juniors. Sans cela nous aurons toujours du mal à avoir une équipe senior au top. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’entraîneur de l’Afrique du Sud, Carlos Alberto Parreira, a prévu d’avancer par étapes afin que ses joueurs, aujourd’hui dans le bas de la hiérarchie internationale, ne se fassent pas laminer dès le début du Mondial 2010 de football.
Qualifiés d’office en tant que pays hôte, les Bafana Bafana « sont loin d’être prêts », reconnaît le Brésilien Parreira, 64 ans, qui a entraîné quatre équipes nationales en vue d’une Coupe du monde et mené le Brésil à la victoire en 1994.
« Nous devons construire l’équipe, mais aussi définir le dispositif de jeu, ainsi que notre philosophie et tester autant de joueurs que possible », a-t-il ajouté lors d’un entretien avec l’AFP, à 1 000 jours exactement du début du Mondial 2010.
Les Sud-Africains ne figuraient cette semaine qu’à la 61e place du...