L’OPEP a décidé hier d’augmenter sa production de 500 000 barils par jour (bpj) à compter du 1er novembre, se laissant convaincre par l’Arabie saoudite de faire un geste à l’égard des pays consommateurs préoccupés par la hausse des cours du brut.
Après sept heures de discussions, les responsables du cartel ont annoncé cette décision obtenue de haute lutte. Avant la réunion, qui s’est tenue à Vienne au siège de l’organisation, la Libye, l’Algérie et le Venezuela s’étaient montrés peu enclins à suivre la proposition présentée par l’Arabie saoudite et par les pays voisins du Golfe.
« Nous pensons que le marché est un peu tendu, aussi répondons-nous positivement », a déclaré à la presse le ministre koweïtien du Pétrole par intérim, Mohammad al-Olaim. « Nous tenons compte en tant qu’OPEP de la préoccupation des consommateurs », a-t-il ajouté.
Sur les marchés, le baril de brut américain se stabilisait autour de 77 dollars après la décision du cartel mais restait proche de son record touché le 1er août dernier à 78,77 dollars.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole a voulu répondre à ceux qui s’inquiètent de la diminution rapide des réserves de brut et de l’impact économique d’un baril à 77 dollars, a précisé le ministre du Pétrole qatari, Abdallah al-Attiyah. La décision fait suite à plusieurs mois de demandes réitérées d’ouverture du robinet de la part des États-Unis et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’organisme chargé de conseiller 26 pays gros consommateurs d’or noir.
L’OPEP avait plusieurs fois rétorqué que le marché était à ses yeux correctement approvisionné.
Données contradictoires
Le directeur délégué de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Nobuo Tanaka, avait estimé à plusieurs reprises ces derniers jours que le marché était très « tendu ».
« C’est la chose responsable à faire pour l’OPEP compte tenu des besoins saisonniers du marché », estime Gary Ross, directeur général de Pira Energy Consultancy, en faisant allusion aux besoins des pays occidentaux à l’approche de l’hiver.
La décision prise hier revient sur l’essentiel de la réduction de production de 1,7 million de bpj prise par l’OPEP depuis octobre dernier dans la mesure où les 10 membres soumis aux quotas – l’Irak et l’Angola en sont exemptés – extraient déjà près d’un million de barils de plus que le plafond officiel de 25,8 millions.
Les 12 pays du cartel livrent quelque 30 millions de barils par jour, soit à peu près le tiers des 86 millions produits au total chaque jour dans le monde.
Selon certaines rumeurs qui avaient couru en matinée, l’OPEP aurait envisagé d’augmenter son débit de 700 000 barils voire d’un million de barils par jour, ce qui peut expliquer que les cours ne soient pas orientés à la baisse.
Pour prendre sa décision, l’OPEP a dû tenir compte de données économiques contradictoires. D’un côté, les pays industrialisés disent prévoir une baisse de leurs stocks d’or noir à leur niveau d’il y a cinq ans d’ici à janvier sans geste rapide du cartel.
D’un autre côté, l’incertitude est de mise en ce qui concerne la demande en provenance des États-Unis où la conjoncture donne des signes d’essoufflement. L’économie américaine, en pleine crise du crédit immobilier à risque (subprime), a détruit des emplois au mois d’août pour la première fois depuis quatre ans.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’OPEP a décidé hier d’augmenter sa production de 500 000 barils par jour (bpj) à compter du 1er novembre, se laissant convaincre par l’Arabie saoudite de faire un geste à l’égard des pays consommateurs préoccupés par la hausse des cours du brut.
Après sept heures de discussions, les responsables du cartel ont annoncé cette décision obtenue de haute lutte. Avant la réunion, qui s’est tenue à Vienne au siège de l’organisation, la Libye, l’Algérie et le Venezuela s’étaient montrés peu enclins à suivre la proposition présentée par l’Arabie saoudite et par les pays voisins du Golfe.
« Nous pensons que le marché est un peu tendu, aussi répondons-nous positivement », a déclaré à la presse le ministre koweïtien du Pétrole par intérim, Mohammad al-Olaim. « Nous tenons compte en tant qu’OPEP de...