Un retrait sur fond de tensions entre Londres et Washington
le 04 septembre 2007 à 00h00
Le retrait des troupes britanniques du palais de Bassora intervient sur fond de multiplication ces dernières semaines des signes de tensions entre Londres et Washington.
En réduisant sa présence en Irak, l’armée britannique récupère ainsi la latitude nécessaire pour se renforcer sur l’autre grand front auquel elle doit faire face : l’Afghanistan. Environ 7 000 militaires britanniques sont actuellement déployés dans ce pays, pour la plupart dans la province d’Helmand (Sud), où les combats contre les talibans sont quotidiens. Ce chiffre devrait passer à 7 800 d’ici à la fin de l’année.
Cette opération, qui marque une étape symbolique d’un retrait progressif des troupes britanniques d’Irak, aurait d’ailleurs surpris les militaires américains par sa rapidité, selon la presse britannique. Pour le Daily Mirror, il s’agit d’un nouveau signe de la volonté de Gordon Brown de se démarquer de la politique proaméricaine de Tony Blair. « Les gouvernements essaient de faire en sorte que les choses restent aussi harmonieuses que possibles, mais nous constatons des tiraillements », a commenté Robert Lowe, expert du centre de recherches Chatham House à Londres, joint par l’AFP. « Il doit y avoir quelque mécontentement côté américain de voir que les Britanniques réduisent leur présence (en Irak) alors que les États-Unis augmentent la leur, face à une situation très difficile sur le terrain », explique-t-il.
De fait, ce retrait intervient sur fond de tensions croissantes entre les États-Unis et le Royaume-Uni sur l’Irak, les reproches fusant de part et d’autre. D’anciens responsables militaires britanniques ont vivement critiqué le week-end dernier la manière dont les États-Unis ont géré la situation en Irak après l’invasion de 2003 et la chute du régime de Saddam Hussein.
En août, le général américain à la retraite Jack Keane avait évoqué la « frustration » américaine face à une détérioration de la sécurité autour de Bassora. Les ministres britanniques de la Défense et des Affaires étrangères Des Browne et David Miliband ont répliqué vendredi dans une tribune au Washington Post : « La question que certaines personnes se posent est : les troupes britanniques ont-elles échoué à Bassora ? La réponse est non. »
Le retrait des troupes britanniques du palais de Bassora intervient sur fond de multiplication ces dernières semaines des signes de tensions entre Londres et Washington.
En réduisant sa présence en Irak, l’armée britannique récupère ainsi la latitude nécessaire pour se renforcer sur l’autre grand front auquel elle doit faire face : l’Afghanistan. Environ 7 000 militaires britanniques sont actuellement déployés dans ce pays, pour la plupart dans la province d’Helmand (Sud), où les combats contre les talibans sont quotidiens. Ce chiffre devrait passer à 7 800 d’ici à la fin de l’année.
Cette opération, qui marque une étape symbolique d’un retrait progressif des troupes britanniques d’Irak, aurait d’ailleurs surpris les militaires américains par sa rapidité, selon la presse britannique. Pour le Daily...
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