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Les félicitations de Yakan et Wahhab à Aoun

Deux personnalités prosyriennes notoires, le chef du Front de l’action islamique, le prédicateur Fathi Yakan, et le chef du parti al-Tawhid, Wi’am Wahhab, ont félicité hier le chef du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun, pour la victoire de son candidat à la partielle du Metn. Fathi Yakan, qui a contacté hier Michel Aoun par téléphone, a d’abord rappelé sa position de principe concernant « l’anticonstitutionnalité » des deux partielles, estimant toutefois qu’il était possible de se livrer à une « analyse objective » des résultats. « Les résultats ont montré la régression des symboles féodaux dans les deux circonscriptions. Au Metn, on a assisté à la chute d’un féodalisme politique historique et à la victoire d’un tissu libanais, national et pluriel autour du CPL face à la mobilisation confessionnelle de l’autre camp », a-t-il dit. « À Beyrouth, ce tissu national a fait défaut, remplacé par une mobilisation sectaire », a ajouté Fathi Yakan. De son côté, Wi’am Wahhab, qui s’exprimait au cours d’un meeting organisé par le Hezbollah hier à Nabatiyeh, a accusé l’ancien président Amine Gemayel d’avoir bénéficié de plusieurs avantages dans sa bataille : l’argent politique, le soutien des ambassades étrangères et du président des États-Unis et l’appui de plusieurs autorités religieuses. Et ce alors qu’en face, le général Aoun a présenté un « candidat très valable et un inconnu sur le plan politique ». D’où, a-t-il dit, un déséquilibre flagrant dans la bataille. « Cela était au désavantage du général Aoun, qui a pourtant triomphé. Ce sont ses orientations politiques qui ont triomphé, ce qui fait qu’il est désormais un candidat sérieux à la présidentielle. L’opposition devrait choisir entre quatre candidats : Michel Aoun, le général, le chef du CPL et le président du Bloc du changement et de la réforme », a indiqué M. Wahhab. « L’opposition doit être fidèle au général Aoun, tout comme il a été fidèle à ses orientations politiques. Ils ont voulu la bataille du Metn pour mettre fin au mythe du général Aoun, et le voilà qui en ressort encore plus mythique qu’avant », a-t-il ajouté, mettant l’accent sur la nécessité d’élire un président « à l’image du général Émile Lahoud ».
Deux personnalités prosyriennes notoires, le chef du Front de l’action islamique, le prédicateur Fathi Yakan, et le chef du parti al-Tawhid, Wi’am Wahhab, ont félicité hier le chef du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun, pour la victoire de son candidat à la partielle du Metn.
Fathi Yakan, qui a contacté hier Michel Aoun par téléphone, a d’abord rappelé sa position de principe concernant « l’anticonstitutionnalité » des deux partielles, estimant toutefois qu’il était possible de se livrer à une « analyse objective » des résultats. « Les résultats ont montré la régression des symboles féodaux dans les deux circonscriptions. Au Metn, on a assisté à la chute d’un féodalisme politique historique et à la victoire d’un tissu libanais, national et pluriel autour du CPL face à la...