Rechercher
Rechercher

Actualités

La Maison-Blanche demande au Congrès d’assouplir la loi sur les écoutes

La Maison-Blanche a appelé hier le Congrès à voter, avant le début des vacances parlementaires, une loi sécuritaire destinée à faciliter la collecte d’informations concernant des individus soupçonnés de vouloir attaquer les États-Unis. Mais alors que la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a affirmé que la Chambre voterait le texte cette semaine, le responsable de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a indiqué de son côté qu’il ne pouvait pas garantir un vote rapide au Sénat. La réforme de la loi FISA, proposée en avril par la Maison-Blanche, vise à limiter les restrictions sur la surveillance des communications dans le pays (téléphone, e-mails et autres), et pourrait aussi permettre aux États-Unis d’écouter des communications qui transitent via le territoire américain. Le Congrès avait jusqu’à présent repoussé cette réforme et réclamé des explications sur les écoutes ordonnées par le gouvernement après le 11-Septembre, considérées comme légales par la Maison-Blanche, mais illégales par certains. Selon le Washington Post d’hier, le programme d’écoutes n’était qu’un volet d’un programme plus étendu de surveillance. Le journal cite le directeur national du renseignement, Mike McConnell, qui affirme dans une lettre adressée à un sénateur que les écoutes de la NSA, l’agence chargée du renseignement électronique, n’étaient qu’« un aspect » des activités autorisées par M. Bush après le 11-Septembre. Le gouvernement n’a pas confirmé d’autres programmes de surveillance et notamment la collecte, selon la presse américaine, de relevés d’appels téléphoniques passés par des dizaines de millions d’Américains. D’après le Washington Post, la lettre de M. McConnell est destinée à défendre le ministre de la Justice, Alberto Gonzales. Des sénateurs démocrates estiment que M. Gonzales s’est montré coupable de parjure lors d’un récent témoignage au Congrès quand il a affirmé qu’il n’y avait pas eu, au sein de l’Administration Bush, d’objections légales sur le programme d’écoutes. M. Gonzales a déclaré qu’une bataille juridique début 2004 avait eu lieu, mais qu’elle concernait « d’autres activités de renseignements ».

La Maison-Blanche a appelé hier le Congrès à voter, avant le début des vacances parlementaires, une loi sécuritaire destinée à faciliter la collecte d’informations concernant des individus soupçonnés de vouloir attaquer les États-Unis. Mais alors que la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a affirmé que la Chambre voterait le texte cette semaine, le responsable de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid, a indiqué de son côté qu’il ne pouvait pas garantir un vote rapide au Sénat. La réforme de la loi FISA, proposée en avril par la Maison-Blanche, vise à limiter les restrictions sur la surveillance des communications dans le pays (téléphone, e-mails et autres), et pourrait aussi permettre aux États-Unis d’écouter des communications qui transitent via le territoire américain. Le...