Courtisé, Habib Beye se sent bien à Marseille. Au club depuis quatre ans, le capitaine phocéen n’a pas envie de quitter le navire alors qu’il juge l’équipe capable de passer un cap. Fidèle dans les moments difficiles, Beye souhaite poursuivre l’aventure alors que la saison s’annonce excitante.
Fidélité et stabilité n’ont pas toujours été des vertus à l’Olympique de Marseille. Heureusement, les temps changent et aujourd’hui, le club phocéen semble avoir fait sa mue. L’OM actuel ne se lance plus à l’abordage le couteau entre les dents et ne change plus sa ligne de conduite au moindre coup de Trafalgar. Capitaine du navire, Habib Beye symbolise ce nouvel Olympique de Marseille.
Arrivé sur le Vieux Port lors de la saison 2003/2004, l’international sénégalais est un fidèle parmi les fidèles. Il s’apprête à disputer sa cinquième saison sous le maillot phocéen. Peut-être la plus excitante. Deuxième du dernier championnat, le club olympien a réalisé un recrutement que beaucoup s’accordent à louer et semble capable de passer un cap.
Courtisé à l’intersaison, notamment par Newcastle qui a récemment proposé 4 millions d’euros à l’OM, Habib Beye n’a pas envie de partir alors que son contrat se termine dans un an. Après avoir traversé toutes les tempêtes, pas question pour lui de ne pas être à la remise des lauriers. Si remise il y a, bien évidemment. « L’an passé nous avons terminé deuxièmes du championnat et nous avons disputé la finale de la Coupe de France. Chaque année il faut progresser, lance le Marseillais sur le site du club. La logique voudrait que l’on se batte pour remporter le titre cette saison. Mais ce n’est pas notre objectif principal. Avant de penser au titre, il faut d’abord être compétitif. »
« Sur le papier... »
Compétitif, l’Olympique de Marseille le sera si la mayonnaise prend. Le club a perdu son feu follet Franck Ribéry, mais attiré Karim Ziani, Benoît Cheyrou, Gaël Givet ou encore Boudewijn Zenden dans ses filets. De quoi voir l’avenir avec optimisme. « Sur le papier, le recrutement a été très intéressant. Nous avons une belle équipe. La qualité, déjà présente l’an passé, ne peut être qu’améliorée. »
Pour ce faire, les promesses couchées sur le papier devront être au niveau une fois l’heure de la pratique venue. « Maintenant, il va falloir démontrer sur le terrain et dans les compétitions que nous allons jouer. Les nouveaux arrivés sont là pour bonifier le groupe, ils ont démontré leurs qualités ailleurs. »
Les vacances en Grèce terminées, il est temps de regarder la saison en face. À bientôt 30 ans, l’ancien Strasbourgeois est pressé d’en découdre. Et pour cause, mis à part une Coupe de France remportée en 2001 avec le RCS, le capitaine olympien n’a remporté aucun autre titre.
Trois finales perdues (C3 2004, Coupe de France 2006 et 2007) ont jalonné son parcours marseillais. Habib Beye a donc faim et son discours le prouve. Championnat de France, coupes nationales et Ligue des champions, le Sénégalais ne fera pas d’impasse. Et, prenant l’exemple de son coéquipier Julien Rodriguez, s’imagine même faire des étincelles hors des frontières hexagonales : « Comme Julien Rodriguez le dit : personne n’attendait Monaco en 2004 » , rappelle-t-il malicieusement.
De là à imaginer Marseille réussir le même parcours que l’ASM, il n’y a qu’un pas... que l’arrière latéral droit ne franchit tout de même pas. Pour autant, il n’est pas question de venir en C1 pour y faire de la figuration. « À partir du moment où une équipe est qualifiée en Ligue des champions, elle doit tirer le meilleur de cette compétition. (...) Nous allons jouer pour être compétitifs et essayer de faire le meilleur parcours possible. »
En attendant de fouler les pelouses continentales, l’OM se doit de réussir son entame en Ligue 1 le 4 août à Strasbourg. Avec Habib Beye, fidèle au poste.
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