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Christophe Moreau veut un patron dans le peloton

Candidat affirmé au podium du Tour de France, Christophe Moreau a compris lors de la montée vers Tignes que l’apparition d’un patron du peloton est indispensable pour qu’il puisse assouvir son ambition. Étrangement, les malheurs de l’équipe Astana, avec les chutes d’Alexandre Vinkourov et Andreas Klöden lors de la traversée du Morvan, ont desservi les intérêts du champion de France. Moreau redoute qu’en l’absence d’un patron du peloton, la course se joue sur un coup de dés : une stratégie-piège qui pourrait permettre, un jour où l’autre, à l’un de ses rivaux de réussir un coup de force. « Dimanche, l’échappée de Michael Rogers s’est peut-être mal terminée pour lui, mais elle aurait pu donner une toute autre face au Tour de France », explique le leader de l’équipe AG2r. « S’il avait continué de prendre du temps, avec ses qualités de rouleur, donc de coureur complet, il aurait pu se mettre en position de gagner le Tour de France, estime-t-il. On l’a laissé faire, on s’est regardé. Je pense que la chute des deux leaders de l’équipe Astana n’est pas une bonne chose pour moi parce qu’elle est la seule équipe capable de régenter le peloton. J’espère qu’ils vont continuer à progresser et bientôt avoir la mainmise sur la course. Sinon, les leaders vont devoir accorder leurs violons sous peine de voir le Tour leur glisser entre les doigts. » Dans une course qui est totalement indécise après deux étapes alpestres, le Français juge que « dix à quinze coureurs » peuvent l’emporter dans deux semaines à Paris. Un coup à jouer Le Danois Michael Rasmussen, qui a tout raflé au sommet du Val Claret dimanche (maillot jaune, étape et maillot à pois) se pose comme un nouveau prétendant, mais il va devoir faire face à une situation totalement inédite pour lui. « Il a une solide avance et devient un sérieux client, mais pour lui, le Tour va changer parce que défendre le maillot jaune va coûter beaucoup d’énergie à son équipe et à lui-même », a commenté Moreau. « Moi, je sais qu’on ne va pas me laisser m’échapper, cela s’est vérifié dimanche, mais au moins mes adversaires ont la confirmation que je marche fort et que je suis très concentré, a-t-il dit. Dans cette montée, on a assisté à une grosse partie d’intox, mais je ne regrette pas d’être passé à l’action parce que je voulais décanter la course, fournir un gros effort, et si Klöden, Vinokourov et (Vladimir) Karpets ont un peu marqué le pas, c’est grâce à moi. » La seule critique qui puisse être faite à Christophe Moreau est sans doute d’avoir manqué de discernement dans son effort. Il a porté une première attaque significative qui a fait mal à ses concurrents mais a sans doute commis l’erreur ensuite d’attaquer sans cesse, de devant, sans se donner réellement une chance de pouvoir surprendre. « Je pense essayer de nouveau. J’attends le Galibier parce que ce col-là est tellement dur qu’il est possible d’y faire la différence », a-t-il prévenu. Il (le Galibier) m’a souvent réussi par le passé, et dans les sept derniers kilomètres d’ascension, je pense qu’il y aura moyen de proposer une image un peu plus fiable du Tour. Je sais que j’ai vraiment un coup à jouer. »
Candidat affirmé au podium du Tour de France, Christophe Moreau a compris lors de la montée vers Tignes que l’apparition d’un patron du peloton est indispensable pour qu’il puisse assouvir son ambition.
Étrangement, les malheurs de l’équipe Astana, avec les chutes d’Alexandre Vinkourov et Andreas Klöden lors de la traversée du Morvan, ont desservi les intérêts du champion de France.
Moreau redoute qu’en l’absence d’un patron du peloton, la course se joue sur un coup de dés : une stratégie-piège qui pourrait permettre, un jour où l’autre, à l’un de ses rivaux de réussir un coup de force.
« Dimanche, l’échappée de Michael Rogers s’est peut-être mal terminée pour lui, mais elle aurait pu donner une toute autre face au Tour de France », explique le leader de l’équipe AG2r.
« S’il...