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Une rumeur macabre fait chuter la consommation de poisson en Irak

Les poissonniers irakiens se sont plaints hier de la chute brutale de leurs ventes en raison de rumeurs selon lesquelles les carpes mangeraient de la chair provenant de cadavres dans le Tigre. Au cours du week-end, la télévision irakienne et certains journaux avaient affirmé que des religieux islamiques avait décrété une fatwa, ou ordre religieux, interdisant le consommation de poissons du Tigre, dans la mesure où ces animaux pourraient avoir mangé des victimes de la guerre civile. D’importants dignitaires religieux ont démenti avoir interdit la consommation de poisson. « Nous vendons encore du poisson, mais la demande pour le poisson d’eau douce a chuté », affirme Saïd Yasir Hussein, sur son stand de la rue Abou Nawas, un quartier en face du fleuve, naguère connu pour ses restaurants de poisson et ses grillades populaires. Des centaines de victimes des conflits interconfessionnels à Bagdad et dans le centre de l’Irak ont été jetées dans le Tigre au cours des dernières années. De son côté, Saïd Ammar affirme lui aussi avoir perdu beaucoup de clients, alors qu’il ne vend pourtant que des carpes d’élevage. Ce poissonnier de 22 ans ne croit pas à ces rumeurs. Et de toute manière, dit-il, « nulle part au monde on ne peut savoir ce que mangent les poissons, ils sont tous pareils ».
Les poissonniers irakiens se sont plaints hier de la chute brutale de leurs ventes en raison de rumeurs selon lesquelles les carpes mangeraient de la chair provenant de cadavres dans le Tigre. Au cours du week-end, la télévision irakienne et certains journaux avaient affirmé que des religieux islamiques avait décrété une fatwa, ou ordre religieux, interdisant le consommation de poissons du Tigre, dans la mesure où ces animaux pourraient avoir mangé des victimes de la guerre civile. D’importants dignitaires religieux ont démenti avoir interdit la consommation de poisson. « Nous vendons encore du poisson, mais la demande pour le poisson d’eau douce a chuté », affirme Saïd Yasir Hussein, sur son stand de la rue Abou Nawas, un quartier en face du fleuve, naguère connu pour ses restaurants de poisson et ses grillades...