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Actualités - Opinion

CITOYEN GROGNON Ces malheurs que l’on nous prédit...

On nous promet encore des guerres, mais nous, on n’aspire qu’à la paix. On nous parle de tranchées, de souterrains, de caches d’armes, mais nous, on ne rêve que de vie, de stabilité, de prospérité. On nous décrit le réarmement, les stratégies, les attaques futures, dans un an, deux ans, ou Dieu sait quand. On évoque aussi des transferts et des trafics d’armes. Véritable poudrière que deviendra ce petit Liban, une fois de plus ! Un an déjà depuis la guerre de l’été 2006. Et le Sud n’en finit pas de panser ses plaies. Les familles sont endeuillées à jamais. Les villages sont toujours défigurés. Les cauchemars de la guerre hantent les nuits des enfants. Les bombes à sous-munitions polluent encore les champs agricoles, menaçantes. Un an déjà depuis la guerre de l’été 2006. Et le Liban entier sombre dans la crise et l’incertitude. Autrefois prospère, le pays du Cèdre s’est transformé en quémandeur de charité internationale, alors que ses fils n’ont toujours pas su trouver un terrain d’entente. Y arriveront-ils seulement un jour ? On nous prédit toutes sortes de malheurs qui devraient encore s’abattre sur le pays. On tient la population en alerte au quotidien. On lui permet tout juste de survivre, dans la hantise d’explosions, de voitures piégées, d’attentats terroristes. « Qui sera la prochaine victime ? » ne peuvent s’empêcher de se demander les citoyens, rongés par l’inquiétude. On sape aussi l’activité économique. On attise les haines et les rancœurs, au nom de je ne sais quelles idéologies. Joue-t-on au « Risk » ou à un quelconque jeu de stratégie sur la terre du Liban ? Joue-t-on avec ses fils comme de misérables pions que l’on dirige, d’un simple coup de pouce ? Un jour ou l’autre, il faudra impérativement se parler, dialoguer, discuter d’autre chose que des sombres perspectives qui nous attendent. Il faudra surtout réaliser que l’on fait inévitablement la guerre lorsqu’on n’est plus capable d’instaurer la paix. Anne-Marie EL-HAGE

On nous promet encore des guerres, mais nous, on n’aspire qu’à la paix.
On nous parle de tranchées, de souterrains, de caches d’armes, mais nous, on ne rêve que de vie, de stabilité, de prospérité.
On nous décrit le réarmement, les stratégies, les attaques futures, dans un an, deux ans, ou Dieu sait quand. On évoque aussi des transferts et des trafics d’armes. Véritable poudrière que deviendra ce petit Liban, une fois de plus !
Un an déjà depuis la guerre de l’été 2006. Et le Sud n’en finit pas de panser ses plaies. Les familles sont endeuillées à jamais. Les villages sont toujours défigurés. Les cauchemars de la guerre hantent les nuits des enfants. Les bombes à sous-munitions polluent encore les champs agricoles, menaçantes.
Un an déjà depuis la guerre de l’été 2006. Et le Liban entier...