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Marché de l’immobilier Les paradoxes du marché

Il y a exactement 12 mois, la guerre de juillet-août 2006 éclatait. En quelques heures, le pays a été plongé dans un cauchemar. Comme de nombreux secteurs économiques, le marché immobilier s’est retrouvé paralysé. Les mois qui suivirent avec leurs lots d’insécurité, de tensions claniques et de marasme politique n’ont en rien arrangé les choses. Aujourd’hui, force est de constater que le marché se trouve dans une situation inconfortable et il montre de nombreux paradoxes. Il est indéniable que les demandes et les ventes ont régressé au cours des derniers mois. Le moral de la population étant très affecté par la situation, il est normal que son appétit d’acquérir un logement s’en ressente. Ce n’est plus un scoop de dire que les appartements de luxe sont moins demandés. Certains promoteurs n’ont quasiment rien vendu depuis plus d’un an. À l’opposé, d’autres réussissent à tirer leur épingle du jeu avec des logements adaptés à la crise, c’est-à-dire qui visent les budgets de 100 000 à 250 000 dollars. Si les petites superficies sont très demandées en périphérie de la capitale, elles ont par contre du mal à se vendre dans les beaux quartiers de Beyrouth où elles ciblent des budgets trop élevés. L’un des plus importants paradoxes du marché est la hausse des prix des appartements. Malgré un ralentissement des ventes lié à un contexte politique et sécuritaire alarmiste, les prix ne cessent d’augmenter, environ, de 35 à 40 % depuis l’été 2005. Ainsi, un appartement à Achrafié qui valait 1 400 dollars le m2 en 2005 vaut actuellement 1 900. Si l’évolution des prix avait connu une certaine stabilité suite à la guerre de 2006 et à une régression des demandes, depuis le début 2007, la hausse des coûts de construction a entraîné en quelques semaines une augmentation de 7 à 10 %. Bien que le marché se porte mal, les investisseurs continuent leurs emplettes. Comme nous l’annoncions dernièrement, la période reste propice pour investir. Les dernières transactions observées à Beyrouth au cours des derniers mois le prouvent : la société Jamil Ibrahim vient d’acquérir le parking du Sofil, une grande banque locale vient de vendre l’une des plus belles parcelles (environ 2 000 m2) de la rue Hamra, un promoteur local a acheté l’un des terrains (rue Bliss) les plus chers au m2 de la ville en dehors de Solidere et la société MECG a vendu une grande parcelle à Clemenceau. Ces quelques exemples montrent que certains investisseurs se positionnent sur le marché à travers des biens-fonds dont le potentiel est important. L’un des derniers paradoxes que nous voulons évoquer ce sont ces parcelles et ces appartements qui sont sur le marché depuis plusieurs années et qui n’arrivent pas à trouver preneurs, que ce soit en période de crise ou en période d’euphorie. La raison en est très simple. Leurs propriétaires surévaluent leur bien. Leur entêtement est exemplaire et malgré l’absence de clients, ils continuent d’augmenter leur prix en fonction de l’évolution du marché et de rumeurs glanées ici et là. En coopération avec : RAMCO 01/349910 mail@ramcolb.com

Il y a exactement 12 mois, la guerre de juillet-août 2006 éclatait. En quelques heures, le pays a été plongé dans un cauchemar. Comme de nombreux secteurs économiques, le marché immobilier s’est retrouvé paralysé. Les mois qui suivirent avec leurs lots d’insécurité, de tensions claniques et de marasme politique n’ont en rien arrangé les choses. Aujourd’hui, force est de constater que le marché se trouve dans une situation inconfortable et il montre de nombreux paradoxes.
Il est indéniable que les demandes et les ventes ont régressé au cours des derniers mois. Le moral de la population étant très affecté par la situation, il est normal que son appétit d’acquérir un logement s’en ressente. Ce n’est plus un scoop de dire que les appartements de luxe sont moins demandés. Certains promoteurs n’ont...