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Zoom Steven Soderbergh, pour l’amour des acteurs

Il venait d’avoir 26 ans et il fut couronné de la Palme d’or à Cannes pour son premier film Sex, Lies and Videotapes. Steven Soderbergh réalisait alors un des films cultes de ces vingt dernières années. Mais le travail d’esthète et l’exercice de style de ce jeune réalisateur passionné de cinéma n’ont pas suffi à l’installer parmi les metteurs en scène les plus géniaux de sa génération. Être un cinéaste d’auteur dans la tradition de la Nouvelle Vague française ne pouvait plaire à Hollywood et au public américain qui, depuis cette date, boudaient les films de Soderbergh. Ses projets qualifiés d’hermétiques ne réussissaient pas à attirer les foules et pas un de ses films ne dépassera la barre des deux millions de dollars au box-office américain. C’est ainsi que cet ambitieux artiste, bien que primé et loué, mais en manque de fonds pour ses films, va trouver le moyen de braquer Hollywood, tout comme sa saga d’Ocean. Il va leur servir des films de genre, de ce genre que le public affectionne le plus, mais à la sauce Soderbergh. Un langage cinématographique qui lui est propre et qu’il partagera intimement avec ses interprètes. Le regard tout en nuances qu’il porte sur les acteurs parvient à les magnifier tout en leur donnant la liberté absolue de transformer à leur guise leurs personnages. James Spader, Andie McDowell et plus tard George Clooney, Brad Pitt et Matt Damon ; autant de noms de comédiens à qui il a su donner une étoffe différente et sa propre vision d’un cinéma qu’il aime. Malgré un registre de comédies et de polars, Soderbergh n’oublie pas de passer au crible les défauts de la société, comme dans Erin Brockovich qui vaudra un Oscar à Julia Roberts ou Traffic qui lui offrira son Oscar de meilleur réalisateur.


Il venait d’avoir 26 ans et il fut couronné de la Palme d’or à Cannes pour son premier film Sex, Lies and Videotapes. Steven Soderbergh réalisait alors un des films cultes de ces vingt dernières années. Mais le travail d’esthète et l’exercice de style de ce jeune réalisateur passionné de cinéma n’ont pas suffi à l’installer parmi les metteurs en scène les plus géniaux de sa génération. Être un cinéaste d’auteur dans la tradition de la Nouvelle Vague française ne pouvait plaire à Hollywood et au public américain qui, depuis cette date, boudaient les films de Soderbergh. Ses projets qualifiés d’hermétiques ne réussissaient pas à attirer les foules et pas un de ses films ne dépassera la barre des deux millions de dollars au box-office américain. C’est ainsi que cet ambitieux artiste, bien que...