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Actualités - Chronologie

Nucléaire Lieberman critique l’approche européenne face à l’Iran

Le ministre israélien des Affaires stratégiques, Avigdor Lieberman, a reproché hier aux Européens leur attitude face au programme nucléaire de l’Iran, la jugeant trop conciliante. « Le vent de Chamberlain souffle sur l’Europe », a déclaré M. Lieberman à la radio militaire, en référence au Premier ministre britannique Arthur Neville Chamberlain connu pour sa politique d’apaisement envers le dictateur nazi Adolphe Hitler qui a abouti aux accords de Munich de septembre 1938 à la veille de la Seconde Guerre mondiale. « Mon sentiment quand j’entends les Européens à Bruxelles, et aussi ici durant la visite de Romano Prodi (président du Conseil italien), est qu’on veut faire croire à Israël qu’il faut s’accommoder avec un programme nucléaire pacifique de l’Iran », a ajouté M. Lieberman. « C’est proprement surréaliste (...). Les Européens voudraient nous faire assumer ce problème qui n’est pas uniquement le nôtre », a-t-il encore dit. Selon le journal Yediot Aharonot, M. Lieberman a rencontré à Bruxelles il y a deux semaines des responsables de l’OTAN et ces derniers lui ont fait comprendre qu’Israël ne pouvait pas compter sur la communauté internationale pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. L’Iran aura une capacité nucléaire en 2009, mais ne devrait pas disposer d’armes nucléaires opérationnelles avant trois ou quatre ans, ont indiqué par ailleurs des responsables des services de renseignements militaires israéliens. Sur un autre plan, des images satellitaires montrent que des travaux de construction de tunnels sont en cours près du complexe nucléaire iranien de Natanz (centre) probablement pour protéger ces installations contre des attaques militaires aériennes, a indiqué un centre de réflexions américain. Les images, prises le 11 juin par Digital Globe et publiées sur le site Internet de l’Institut pour les sciences et la sécurité internationale (ISIS), montrent des travaux de construction routiers à moins de trois kilomètres de l’entrée sud du complexe stratégique de Natanz qui abrite des installations d’enrichissement de l’uranium. Les analystes David Albright et Paul Brannan ont souligné que les Iraniens avaient déjà percé des tunnels près de leur centre nucléaire d’Ispahan (centre) pour y protéger les installations. « L’Iran pourrait construire le même réseau près de Natanz, craignant que les installations de ce centre soient vulnérables à des destructions par des attaques aériennes », ont-ils dit. Un 3e porte-avions Signe d’une tension croissante, la Ve Flotte américaine a annoncé hier qu’un porte-avions à propulsion nucléaire est en route pour le Golfe, portant à trois le nombre des porte-avions américains dans cette région. L’USS Enterprise et son groupe aéronaval rejoindront l’USS John C. Stennis et l’USS Nimitz, opérant déjà dans le Golfe, a affirmé à l’AFP un porte-parole de la Ve Flotte, basée à Bahreïn. Il s’agira alors du plus grand déploiement militaire américain, depuis la guerre en Irak en 2003, dans cette région où la tension reste vive en raison de la crise autour du programme nucléaire iranien controversé. Enfin, le vice-directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Olli Heinonen doit rencontrer aujourd’hui après-midi à Téhéran Ali Larijani, responsable du dossier nucléaire iranien, a déclaré le représentant de l’Iran auprès de l’Agence, selon l’agence semi-officielle Fars.

Le ministre israélien des Affaires stratégiques, Avigdor Lieberman, a reproché hier aux Européens leur attitude face au programme nucléaire de l’Iran, la jugeant trop conciliante. « Le vent de Chamberlain souffle sur l’Europe », a déclaré M. Lieberman à la radio militaire, en référence au Premier ministre britannique Arthur Neville Chamberlain connu pour sa politique d’apaisement envers le dictateur nazi Adolphe Hitler qui a abouti aux accords de Munich de septembre 1938 à la veille de la Seconde Guerre mondiale. « Mon sentiment quand j’entends les Européens à Bruxelles, et aussi ici durant la visite de Romano Prodi (président du Conseil italien), est qu’on veut faire croire à Israël qu’il faut s’accommoder avec un programme nucléaire pacifique de l’Iran », a ajouté M. Lieberman. « C’est...