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Le patron d’Interpol accuse Londres de non-coopération

Les méthodes adoptées par la Grande-Bretagne pour combattre le terrorisme « ne se situent pas dans le bon siècle », affirme le secrétaire général d’Interpol, Ronald Noble, dans une lettre ouverte diffusée hier. M. Noble accuse Londres de ne pas partager de renseignements sur les terroristes et de ne pas consulter une importante base de données de son organisation, qui milite pour la coopération policière internationale. Ses propos risquent d’embarrasser les autorités britanniques au moment où elles enquêtent sur les attentats déjoués fin juin à Londres et Glasgow, dont les auteurs présumés étaient des activistes islamistes originaires de l’Inde et du Moyen-Orient. Le Premier ministre Gordon Brown a jugé nécessaire, dans une interview publiée ce week-end, que les renseignements obtenus par un pays sur le recrutement des terroristes soient communiqués à d’autres pays. Mais Noble reproche précisément à la Grande-Bretagne de ne pas l’avoir fait. « Le Royaume-Uni n’a pas partagé sa liste de terroristes présumés avec Interpol », écrit-il dans sa lettre diffusée sur le site Internet de l’organisation, www.interpol.int. « Le Royaume-Uni risque de laisser lui échapper une piste importante ; un pays consultant Interpol n’obtiendrait pas de renseignements, ou incomplets ; et les individus inscrits sur la liste de terroristes présumés du Royaume-Uni pourraient planifier et perpétrer d’autres attentats terroristes. » Parallèlement, quatre des six hommes accusés des attentats manqués du 21 juillet 2005 à Londres ont été reconnus coupables hier de complot terroriste par la justice britannique. Les peines infligées aux six hommes doivent être prononcées à une date ultérieure, comme le veut l’usage de la justice britannique.
Les méthodes adoptées par la Grande-Bretagne pour combattre le terrorisme « ne se situent pas dans le bon siècle », affirme le secrétaire général d’Interpol, Ronald Noble, dans une lettre ouverte diffusée hier. M. Noble accuse Londres de ne pas partager de renseignements sur les terroristes et de ne pas consulter une importante base de données de son organisation, qui milite pour la coopération policière internationale. Ses propos risquent d’embarrasser les autorités britanniques au moment où elles enquêtent sur les attentats déjoués fin juin à Londres et Glasgow, dont les auteurs présumés étaient des activistes islamistes originaires de l’Inde et du Moyen-Orient. Le Premier ministre Gordon Brown a jugé nécessaire, dans une interview publiée ce week-end, que les renseignements obtenus par un pays sur le...