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Actualités - Chronologie

Sommet Les dirigeants de la mer Noire veulent renforcer leurs liens économiques

Les dirigeants de douze pays proches de la mer Noire se sont réunis hier à Istanbul pour discuter du renforcement de leurs liens économiques et commerciaux, une rencontre marquée par le regret de voir des différends politiques freiner la coopération régionale. Les représentants des 12 États se sont retrouvés dans un palais ottoman sous haute surveillance policière pour un sommet marquant le 15e anniversaire de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire (CEMN), une institution fondée en 1992 pour promouvoir la stabilité entre des pays situés dans des camps opposés lors de la guerre froide. « Les conflits politiques constituent un obstacle important à la coopération économique et au développement dans notre région », a déploré le chef de la diplomatie turque Abdullah Gül lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères précédant celle des chefs d’État et de gouvernement des 12. Son homologue arménien Vartan Oskanian a lui aussi dit « regretter que le potentiel politique de l’organisation ne soit pas pleinement utilisé », avant de reprocher à la Turquie son manque de bonne volonté pour résoudre le différend opposant Ankara et Erevan. « Malgré mes efforts pour lire entre les lignes et pour trouver quelque chose de positif dans notre rencontre, je dirais qu’il n’y a pas de changements dans la politique turque », a déploré M. Oskanian lors d’une conférence de presse après un tête-à-tête avec M. Gül. Ankara refuse d’établir des relations diplomatiques avec Erevan en raison de la profonde divergence existant sur les massacres d’Arméniens en Turquie ottomane pendant la Première Guerre mondiale, à propos desquels la Turquie refuse de parler de génocide. En 1993, la Turquie a en outre fermé sa frontière avec l’Arménie dans un geste de solidarité avec l’Azerbaïdjan, en guerre avec l’Arménie pour l’enclave du Nagorny-Karabakh. Face aux chefs d’État et de gouvernement de la CEMN, le président russe Vladimir Poutine a lui aussi estimé que l’institution, « malgré ses succès évidents, est encore loin d’avoir montré tout son potentiel ». M. Poutine a insisté sur l’importance de la coopération dans le domaine de l’énergie. « Nous proposons de renforcer la stabilité des marchés énergétiques de la mer Noire. Y compris par l’élargissement de la pratique des contrats à long terme », a-t-il déclaré. « À notre agenda (figurent) la diversification des tracés de livraisons d’énergie, la création de nouveaux schémas d’assurances et le partage des risques financiers entre les partenaires via l’échange d’actifs », a-t-il ajouté. Le développement de la coopération dans les domaines des transports, de l’environnement et de la lutte contre le crime organisé étaient également à l’ordre du jour hier, a indiqué la Turquie, qui assure actuellement la présidence tournante de la CEMN. La CEMN couvre une superficie d’environ 20 millions de km2 et représente une communauté de près de 350 millions de personnes. Ses membres sont l’Albanie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Géorgie, la Grèce, la Moldavie, la Roumanie, la Serbie, la Turquie, la Russie et l’Ukraine.
Les dirigeants de douze pays proches de la mer Noire se sont réunis hier à Istanbul pour discuter du renforcement de leurs liens économiques et commerciaux, une rencontre marquée par le regret de voir des différends politiques freiner la coopération régionale.
Les représentants des 12 États se sont retrouvés dans un palais ottoman sous haute surveillance policière pour un sommet marquant le 15e anniversaire de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire (CEMN), une institution fondée en 1992 pour promouvoir la stabilité entre des pays situés dans des camps opposés lors de la guerre froide.
« Les conflits politiques constituent un obstacle important à la coopération économique et au développement dans notre région », a déploré le chef de la diplomatie turque Abdullah Gül lors d’une réunion...