Rechercher
Rechercher

Actualités

Michel Moawad : Fateh el-Islam est manipulé et dirigé par Assef Chawkat

« Le tribunal international a été créé. Il s’agit d’une victoire pour le Liban. Enfin, c’est une page noire de l’histoire du Liban que nous tournons. Le temps de l’impunité, celui de l’hégémonie sur le Liban et son peuple par le sang et le terrorisme, est révolu. Il nous est désormais possible de dire à tous les martyrs qui sont tombés, de Rafic Hariri à Bassel (Fleyhane), Samir (Kassir), Georges (Haoui), Gebran (Tuéni) et Pierre (Gemayel) : ceux qui vous ont tués seront punis ! » C’est par ces mots que M. Michel Moawad, membre du comité de suivi du 14 Mars, a entamé hier sa conférence de presse à Zghorta. « Nous pouvons désormais dire à ceux qui ont tenté d’assassiner Marwan Hamadé, May Chidiac et Élias Murr ; à ceux qui ont tué des innocents à Aïn Alak ; à ceux qui posent des bombes à Achrafieh, Verdun, Aley, Sedd el-Bauchrieh et Zouk ; à ceux qui mènent une guerre terroriste au Liban et qui provoquent des pertes dans les rangs de l’armée et des FSI qu’ils ne seront pas à l’abri de la justice », a poursuivi M. Moawad. Il a ensuite évoqué la mémoire de son père, le président René Moawad, et des compagnons qui ont été assassinés avec lui dans l’attentat du 22 novembre 1989. « Plus de 17 ans se sont écoulés. Même s’ils ont empêché l’établissement d’une enquête et qu’ils ont effacé les traces du crime, même si le tribunal spécial ne statuera pas sur cet attentat, la justice n’aura aucune pitié. Avec l’avènement du tribunal international, ceux qui vous ont assassinés seront punis, et il s’agit d’une victoire pour le Liban », a-t-il indiqué. Michel Moawad a ensuite mis l’accent sur l’importance du tribunal spécial pour mettre fin au crime politique et protéger le Liban pour édifier un État souverain, libre et indépendant. « Tous ceux qui prétendent que le tribunal sous le chapitre VII constitue une violation de la souveraineté et une substitution d’une tutelle par une autre ont tort. Cessez donc de répéter les propos tenus par le régime syrien. La légalité internationale protège le Liban, affaibli par un ennemi au Sud et par un régime totalitaire à l’Est, qui ne reconnaît ni notre existence ni notre indépendance », a-t-il ajouté. « Le temps des lignes rouges est révolu, ainsi que celui des menaces contre l’armée à chaque fois qu’elle met la main sur un camion rempli d’armes. Il est désormais clair pour l’ensemble des Libanais que ce à quoi nous sommes confrontés à Nahr el-Bared est similaire à ce qu’on a vu à Achrafieh, Verdun, Aley ou Zouk. Ce qu’on appelle Fateh el-Islam, le gang de Chaker el-Absi, n’est qu’un instrument aux mains du régime syrien. (...) Cela ne fait plus aucun doute, les preuves sont là pour en attester. Ce gang est dirigé par Assef Chawkat et les services de renseignements syriens. L’officier qui assurait les contacts entre ce gang et le directoire syrien est Ahmad Merhi, arrêté par les services de sécurité à Achrafieh », a-t-il souligné. « Le coût des tentatives du régime syrien de frapper l’entité libanaise et de généraliser le chaos sera énorme pour tout le monde : l’armée, les civils et l’économie. Le seul moyen pour empêcher l’exportation du terrorisme est la maîtrise des frontières. Cela doit être notre priorité », a-t-il ajouté, en réclamant par ailleurs la tenue de l’élection présidentielle à l’échéance prévue et conformément aux mécanismes constitutionnels en vigueur.
« Le tribunal international a été créé. Il s’agit d’une victoire pour le Liban. Enfin, c’est une page noire de l’histoire du Liban que nous tournons. Le temps de l’impunité, celui de l’hégémonie sur le Liban et son peuple par le sang et le terrorisme, est révolu. Il nous est désormais possible de dire à tous les martyrs qui sont tombés, de Rafic Hariri à Bassel (Fleyhane), Samir (Kassir), Georges (Haoui), Gebran (Tuéni) et Pierre (Gemayel) : ceux qui vous ont tués seront punis ! » C’est par ces mots que M. Michel Moawad, membre du comité de suivi du 14 Mars, a entamé hier sa conférence de presse à Zghorta.
« Nous pouvons désormais dire à ceux qui ont tenté d’assassiner Marwan Hamadé, May Chidiac et Élias Murr ; à ceux qui ont tué des innocents à Aïn Alak ; à ceux qui posent des bombes à...