Rechercher
Rechercher

Actualités

Algérie L’exercice du culte non musulman soumis à des règles strictes

L’exercice d’un culte non musulman en Algérie est soumis à une autorisation préfectorale préalable et ses adeptes doivent se constituer en association pour le pratiquer, selon un décret exécutif publié hier au Journal officiel. Le décret a été pris en application d’une loi de mars 2006, qui interdit l’exercice d’un culte non musulman « en dehors des édifices prévus à cet effet » et « subordonne l’affectation des édifices pour l’exercice (d’un tel) culte à l’obtention d’une autorisation préalable ». Ces textes visent en premier lieu les évangélistes, dont le prosélytisme, notamment en Kabylie et dans le Sud (Sahara), est régulièrement dénoncé par la presse et dans les mosquées. Le texte exclut tout « rassemblement » religieux spontané en dehors des édifices religieux, une pratique très prisée par les évangélistes. Ces « rassemblements » de non-musulmans doivent obtenir une autorisation préfectorale préalable. Le préfet peut toutefois les interdire s’ils « constituent un danger pour la sauvegarde de l’ordre public », ou imposer leur transfert dans un autre lieu que celui initialement prévu par les organisateurs. La loi de mars 2006 prévoit de lourdes sanctions contre toute personne qui « fabrique, entrepose ou distribue des documents imprimés ou métrages audiovisuels ou tout autre support ou moyen, qui visent à ébranler la foi musulmane ».
L’exercice d’un culte non musulman en Algérie est soumis à une autorisation préfectorale préalable et ses adeptes doivent se constituer en association pour le pratiquer, selon un décret exécutif publié hier au Journal officiel. Le décret a été pris en application d’une loi de mars 2006, qui interdit l’exercice d’un culte non musulman « en dehors des édifices prévus à cet effet » et « subordonne l’affectation des édifices pour l’exercice (d’un tel) culte à l’obtention d’une autorisation préalable ». Ces textes visent en premier lieu les évangélistes, dont le prosélytisme, notamment en Kabylie et dans le Sud (Sahara), est régulièrement dénoncé par la presse et dans les mosquées. Le texte exclut tout « rassemblement » religieux spontané en dehors des édifices religieux, une pratique très...