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Karzaï est un dirigeant faible, estime son propre conseiller

Le président afghan, Hamid Karzaï, est un dirigeant faible sous influence de la communauté internationale et dont le gouvernement ne survivrait pas une semaine au départ des forces occidentales, a estimé hier son principal conseiller en matière de sécurité. Les propos de Mohammad Qasim Fahim dans les colonnes de l’hebdomadaire Payame Mujahed sont un nouveau signe des difficultés politiques auxquelles se heurte le président afghan. « Mais c’est une réalité, M. Karzaï est soumis à la pression des étrangers et aussi de l’équipe, du groupe dont ils disposent sur le territoire afghan », poursuit le conseiller présidentiel. « Le problème fondamental de M. Karzaï, pour ce qui concerne les affaires du gouvernement, c’est son absence de gestion de la situation actuelle du pays », dit encore M. Fahim. Ministre de la Défense et premier adjoint de M. Karzaï après le renversement du régime des taliban, fin 2001, M. Fahim a été évincé en 2004 à l’occasion de la première élection présidentielle afghane au suffrage universel direct, remportée par l’actuel chef de l’État. Mais M. Karzaï l’a rappelé l’an dernier dans son Administration alors que les attaques menées par les talibans gagnaient en intensité. Les deux hommes restent toutefois en nette rivalité. Dans l’entretien publié ce week-end, M. Fahim confie n’avoir jamais eu la possibilité de conseiller M. Karzaï et soutient que son poste est purement symbolique. Le conseiller, qui appartient à l’ethnie tadjike, reproche aussi à M. Karzaï – un Pachtoun – d’avoir mis fin après son élection au caractère multiethnique de l’Administration, qui avait cours immédiatement après le renversement des talibans.
Le président afghan, Hamid Karzaï, est un dirigeant faible sous influence de la communauté internationale et dont le gouvernement ne survivrait pas une semaine au départ des forces occidentales, a estimé hier son principal conseiller en matière de sécurité. Les propos de Mohammad Qasim Fahim dans les colonnes de l’hebdomadaire Payame Mujahed sont un nouveau signe des difficultés politiques auxquelles se heurte le président afghan. « Mais c’est une réalité, M. Karzaï est soumis à la pression des étrangers et aussi de l’équipe, du groupe dont ils disposent sur le territoire afghan », poursuit le conseiller présidentiel. « Le problème fondamental de M. Karzaï, pour ce qui concerne les affaires du gouvernement, c’est son absence de gestion de la situation actuelle du pays », dit encore M. Fahim. Ministre de la...