Bordeaux condamné à verser de lourdes indemnités à Elie Baup
le 24 mai 2007 à 00h00
Le Conseil des prud’hommes de Bordeaux a condamné le club des Girondins de Bordeaux (L1) à verser 2,5 millions d’euros d’indemnités à son ancien entraîneur Elie Baup, aujourd’hui aux rênes du Toulouse FC, pour rupture abusive de contrat en 2003, ont indiqué hier les parties.
Les Girondins ont un mois pour faire appel de la décision, qui met un terme à une procédure de plus de trois ans entre le technicien et le club qu’il entraîna pendant six ans, le menant notamment au titre de champion de France 1999.
Le juge départiteur qui a rendu sa décision lundi soir l’a assortie d’une exécution provisoire pour partie du montant, signifiant que même en cas d’appel bordelais, Elie Baup peut exiger le versement immédiat d’environ 680 000 euros par son ancien club, ont expliqué les avocats des deux parties. Les Girondins de Bordeaux et leur avocat ont indiqué dans un premier temps vouloir étudier les attendus du jugement avant tout commentaire sur le fond ou éventuelle décision concernant un appel. Pour Me André Buffard, avocat d’Elie Baup, la décision est un « grand soulagement » pour l’entraîneur qui avait « très mal vécu » la rupture avec Bordeaux et la procédure. Elle s’inscrit aussi dans la « logique » de la jurisprudence passée concernant les entraîneurs de clubs professionnels.
Modification du contrat
de travail
« Cela me réconforte sur notre société », a commenté Elie Baup cité dans le quotidien Sud Ouest, qui a révélé la décision mercredi. « Ce n’est pas simplement pour l’argent que j’ai fait cela, c’est aussi pour mon métier et pour que les entraîneurs soient plus respectés », a-t-il ajouté.
En octobre 1983, après une série de mauvais résultats – dont une défaite à domicile contre Toulouse – la direction des Girondins avait installé Michel Pavon aux rênes de l’équipe pro en place de Baup, proposant à celui-ci un poste d’« entraîneur général » avec mission de superviser l’ensemble des équipes.
M. Baup – qui avait refusé – estimait qu’il s’agissait d’un « licenciement déguisé » et d’une atteinte à son contrat de travail, puisqu’il n’avait plus la charge spécifique de l’équipe professionnelle. Les Girondins contestaient ce point, considérant qu’il n’y avait pas eu modification du contrat de travail.
L’indemnité de 2,5 millions d’euros réclamée avait été calculée à partir du salaire mensuel de l’entraîneur (plus de 76 000 euros) multipliée par le nombre de mois restant au contrat.
Hasard du calendrier juridique, le jugement intervient à quelques jours du match Toulouse-Bordeaux samedi, pour la 38e journée de L1, décisif pour une qualification de Bordeaux en Ligue des champions, voire aussi du TFC s’il obtient sur tapis vert les trois points de Nantes-Toulouse, interrompu à 0-0 à la 85e minute par l’envahissement du terrain par les supporteurs nantais.
Le Conseil des prud’hommes de Bordeaux a condamné le club des Girondins de Bordeaux (L1) à verser 2,5 millions d’euros d’indemnités à son ancien entraîneur Elie Baup, aujourd’hui aux rênes du Toulouse FC, pour rupture abusive de contrat en 2003, ont indiqué hier les parties.
Les Girondins ont un mois pour faire appel de la décision, qui met un terme à une procédure de plus de trois ans entre le technicien et le club qu’il entraîna pendant six ans, le menant notamment au titre de champion de France 1999.
Le juge départiteur qui a rendu sa décision lundi soir l’a assortie d’une exécution provisoire pour partie du montant, signifiant que même en cas d’appel bordelais, Elie Baup peut exiger le versement immédiat d’environ 680 000 euros par son ancien club, ont expliqué les avocats des deux parties. Les...
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