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Le barreau de Beyrouth demande des comptes à l’autorité politique

Le conseil de l’ordre des avocats de Beyrouth a tenu une séance extraordinaire sous la présidence du bâtonnier Boutros Doumit pour évaluer la situation au Liban. Tout en saluant l’armée et en rendant hommage aux soldats martyrs, victimes de la traîtrise de l’organisation Fateh el-islam, l’ordre s’est demandé si « l’absence de coordination entre les services de sécurité » libanais n’a pas contribué à alourdir le bilan humain de l’attaque. Pour l’ordre des avocats, cette absence de coordination est due « à la distance qui s’est installée entre les institutions ». Et de souligner que l’armée « est la seule institutions nationale qui reste dans ces circonstances difficiles », après « le séisme » qui a affecté toutes les autres. « La persistance des divisions au sein de l’autorité politique, l’absence de décision nationale unifiée ne sauraient assurer la sécurité au Liban », ajoute le communiqué du barreau de Beyrouth, qui a invité les membres de l’establishment politique à faire l’union sacrée et à « s’élever au-dessus des petitesses politiques ». Les décideurs nationaux, poursuit le texte, doivent réaliser que « l’incendie est délibéré, qu’il risque de se renouveler et de s’étendre à l’ensemble du pays », appelant les responsables à « s’entendre sur les grandes causes nationales avant qu’il ne soit trop tard ». Après avoir mis en garde contre « la persistance des îlots d’insécurité, source d’instabilité permanente », le barreau de Beyrouth exige la publication d’un communiqué exhaustif du gouvernement sur les circonstances qui ont abouti aux affrontements en cours. « Quelles que soient les circonstances constitutionnelles ou légales qui prévalent, aucune autorité politique ne saurait être exemptée du devoir de rendre compte de sa gestion et de donner des réponses claires aux questions douloureuses soulevées par le peuple », conclut le communiqué.
Le conseil de l’ordre des avocats de Beyrouth a tenu une séance extraordinaire sous la présidence du bâtonnier Boutros Doumit pour évaluer la situation au Liban. Tout en saluant l’armée et en rendant hommage aux soldats martyrs, victimes de la traîtrise de l’organisation Fateh el-islam, l’ordre s’est demandé si « l’absence de coordination entre les services de sécurité » libanais n’a pas contribué à alourdir le bilan humain de l’attaque.
Pour l’ordre des avocats, cette absence de coordination est due « à la distance qui s’est installée entre les institutions ». Et de souligner que l’armée « est la seule institutions nationale qui reste dans ces circonstances difficiles », après « le séisme » qui a affecté toutes les autres.
« La persistance des divisions au sein de l’autorité...