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Actualités - Chronologie

Fusion La naissance d’un géant bancaire italien interroge les banques françaises

La naissance d’un géant bancaire italien crée une nouvelle donne pour les banques françaises présentes dans la péninsule, mais aussi pour la Société générale qui reste l’objet de spéculations sur un rapprochement avec l’italienne Unicredit ou avec sa compatriote BNP Paribas. L’absorption de Capitalia par Unicredit, officialisée dimanche, va créer la première banque de la zone euro, devant BNP Paribas qui occupait ce rang jusqu’ici. Pour autant, les analystes ne croient pas à une riposte de BNP Paribas, qui occupe le sixième rang du marché italien (en termes d’actifs) par le biais de BNL, qu’il a acquis il y a un an. Les cibles se font rares dans la péninsule, au point que, pour les analystes de la Deutsche Bank, l’union entre Unicredit et Capitalia signe « la fin des fusions et acquisitions » dans le secteur bancaire italien. En outre, l’intérêt d’un rapprochement avec Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS), aujourd’hui la plus exposée, « est loin d’être évident » pour BNP Paribas, selon Christophe Ricetti, analyste d’Ixis Securities. « Je ne crois pas que BNP soit dans une logique d’acquisition agressive en Italie », dit-il. Quant au Crédit agricole, il n’a pas encore achevé d’intégrer les réseaux Cariparma et Banca Popolare FriulAdria, ainsi que 202 agences de Banca Intesa, en cours d’acquisition. De plus, pour M. Ricetti, la structure d’actionnariat du Crédit agricole, banque mutualiste, « complique un peu un éventuel appel au marché » pour financer une opération sur une banque italienne. L’impact du mariage entre Unicredit et Capitalia concerne donc davantage une banque qui n’a pas de position en banque de détail en Italie, la Société générale. Depuis un mois, les spéculations vont bon train sur un rapprochement entre SG et Unicredit, entretenues par les propos des dirigeants des deux banques. Alors que le PDG de Société générale, Daniel Bouton, l’a qualifié de « solution intelligente », l’administrateur délégué de Capitalia, Alessandro Profumo, a de nouveau indiqué hier qu’il n’écartait pas l’éventualité à moyen terme. Les analystes notent que la progression du cours de Bourse de Société générale, qui gagnait 2,74 % hier vers 14h30 alors même que le prix de l’action a déjà pris 25 % en deux mois, témoigne de la persistance de spéculations sur l’avenir de la banque française. M. Profumo évoquait ainsi hier la possibilité de l’intervention d’autres candidats avant qu’Unicredit ne soit à nouveau en mesure de se rapprocher de Société générale, période que les analystes évaluent à au moins un an. Une tentative d’une autre banque étrangère est écartée, à court terme, par les analystes. Robin Down, de HSBC, anticipe des résistances politiques, considérant « qu’il serait très délicat d’envisager une opération qui ne soit pas de nature amicale ». Une tentative hostile ferait, selon beaucoup d’analystes, ressurgir le serpent de mer d’un mariage franco-français entre BNP Paribas et Société générale, le premier se portant au secours du second. « Les avantages concrets que pourrait présenter une fusion entre BNP Paribas et Société générale ne sont pas si évidents », tempère Christian Hamann, analyste de Hamburger Sparkasse. Les deux groupes présentent ainsi des doublons importants en banque de financement et d’investissement. Des rumeurs de marché faisaient état hier d’un scénario de démantèlement de Société générale, les activités de banque de financement et d’investissement passant sous le contrôle du suisse UBS, tandis que BNP Paribas mettrait la main sur le reste.
La naissance d’un géant bancaire italien crée une nouvelle donne pour les banques françaises présentes dans la péninsule, mais aussi pour la Société générale qui reste l’objet de spéculations sur un rapprochement avec l’italienne Unicredit ou avec sa compatriote BNP Paribas.
L’absorption de Capitalia par Unicredit, officialisée dimanche, va créer la première banque de la zone euro, devant BNP Paribas qui occupait ce rang jusqu’ici.
Pour autant, les analystes ne croient pas à une riposte de BNP Paribas, qui occupe le sixième rang du marché italien (en termes d’actifs) par le biais de BNL, qu’il a acquis il y a un an.
Les cibles se font rares dans la péninsule, au point que, pour les analystes de la Deutsche Bank, l’union entre Unicredit et Capitalia signe « la fin des fusions et acquisitions » dans...