L’ex-ambassadeur américain à l’ONU John Bolton, interrogé hier en direct par la radio BBC4 sur la politique américaine en Irak, a perdu son sang-froid, traitant son intervieweur de « gauchiste » et l’accusant d’avoir « un cerveau vide ». Le bouillant diplomate a justifié le rôle des États-Unis en Irak et suggéré que la force pourrait éventuellement être utilisée pour bloquer le programme nucléaire iranien. Mais quand le présentateur John Humprys, un intervieweur émérite de la BBC, a demandé à John Bolton, proche des néoconservateurs, si l’Administration américaine n’avait pas « perdu la partie » en Irak après une mise trop audacieuse, il a commencé à s’énerver. « Vous avez complètement tort (...) les gens qui sont de cet avis étaient largement antiaméricains dès le départ de toute façon », a déclaré M. Bolton. M. Humphrys a relevé que cet avis était aussi partagé par l’Américain George Soros, le philanthrope milliardaire. Mais M. Bolton a rétorqué : « Vous vous moquez de moi? Cet homme est d’extrême gauche (...) je suis sûr que vous avez beaucoup en commun avec lui, comme beaucoup sur le continent », faisant référence à un sentiment antiaméricain supposé en Europe. Le journaliste de la BBC a protesté de son impartialité et a expliqué au diplomate que les journalistes jouaient parfois l’avocat du diable, ce que « peut-être on n’aime pas aux État-Unis », a-t-il suggéré. « Je vois, vous êtes un Britannique supérieur, c’est ça (...) vous n’avez pas d’avis du tout, votre cerveau est vide ? » a demandé M. Bolton. Coupant court, M. Humphrys a alors demandé à M. Bolton si le président de la Banque mondiale Paul Wolfowitz, accusé de népotisme, « allait quitter ». « Je vois, vous être un fossoyeur aussi (...) je ne suis pas sûr que l’on va assister à sa démission », a répondu M. Bolton excédé.
L’ex-ambassadeur américain à l’ONU John Bolton, interrogé hier en direct par la radio BBC4 sur la politique américaine en Irak, a perdu son sang-froid, traitant son intervieweur de « gauchiste » et l’accusant d’avoir « un cerveau vide ». Le bouillant diplomate a justifié le rôle des États-Unis en Irak et suggéré que la force pourrait éventuellement être utilisée pour bloquer le programme nucléaire iranien. Mais quand le présentateur John Humprys, un intervieweur émérite de la BBC, a demandé à John Bolton, proche des néoconservateurs, si l’Administration américaine n’avait pas « perdu la partie » en Irak après une mise trop audacieuse, il a commencé à s’énerver. « Vous avez complètement tort (...) les gens qui sont de cet avis étaient largement antiaméricains dès le départ de toute façon...
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