Rechercher
Rechercher

Actualités

Un rapport de Chatham House L’Irak risque l’effondrement et l’éclatement

L’Irak, où plusieurs guerres civiles parallèles font rage, risque l’effondrement et l’éclatement, estime le centre de recherches britannique en relations internationales Chatham House dans un rapport publié hier. « Il n’y a pas une guerre civile ou une insurrection, mais plusieurs guerres civiles et insurrections entre différentes communautés dans l’Irak d’aujourd’hui », selon le rapport de 12 pages rédigé par Gareth Stansfield, un chercheur associé au centre. On peut considérer que « l’Irak est sur le point de devenir un État en déroute avec un risque conséquent d’effondrement et d’éclatement » en plusieurs entités distinctes, poursuit-il, ajoutant : « Le gouvernement irakien n’est pas en mesure d’exercer son autorité sur le pays. Sur de grandes étendues du territoire, il n’existe pas, ni politiquement, ni économiquement, ni socialement. » L’activité d’el-Qaëda est en progression malgré le renforcement de l’engagement militaire américain à Bagdad, observe M. Stansfield. « Même si le nombre de civils tués à Bagdad est en baisse depuis ce renforcement, la poursuite des activités d’el-Qaëda et d’autres groupes a débouché sur une hausse des morts dans le reste de l’Irak. » « De plus, le nombre de soldats américains tués depuis janvier 2007 est aussi en progression, avec 104 morts sur le seul mois d’avril », relève le rapport. M. Stansfield souligne que « les pays voisins de l’Irak ont plus de possibilités d’influencer la situation sur le terrain que la Grande-Bretagne ou les États-Unis ». « L’Iran, l’Arabie saoudite et la Turquie ont toutes des raisons pour que l’instabilité en Irak continue et chacun utilise des méthodes différentes pour influer sur la situation », écrit-il. Une solution politique en Irak suppose que des représentants des Arabes sunnites participent au gouvernement, une reconnaissance du leader radical chiite Moqtada Sadr comme un partenaire politique légitime et une réponse aux problèmes des Kurdes, estime M. Stansfield. Le projet de loi sur le partage des revenus du pétrole entre les différentes communautés, chiite, sunnite et kurde, pourrait être « la clé de la survie de l’Irak », ajoute-t-il. Ce projet doit encore être approuvé par le Parlement irakien, mais se heurte aux réserves des Kurdes.
L’Irak, où plusieurs guerres civiles parallèles font rage, risque l’effondrement et l’éclatement, estime le centre de recherches britannique en relations internationales Chatham House dans un rapport publié hier.
« Il n’y a pas une guerre civile ou une insurrection, mais plusieurs guerres civiles et insurrections entre différentes communautés dans l’Irak d’aujourd’hui », selon le rapport de 12 pages rédigé par Gareth Stansfield, un chercheur associé au centre. On peut considérer que « l’Irak est sur le point de devenir un État en déroute avec un risque conséquent d’effondrement et d’éclatement » en plusieurs entités distinctes, poursuit-il, ajoutant : « Le gouvernement irakien n’est pas en mesure d’exercer son autorité sur le pays. Sur de grandes étendues du territoire, il n’existe pas, ni...