Un partisan des réformes
discret et réputé efficace
le 18 mai 2007 à 00h00
Homme discret mais réputé efficace, François Fillon s’est imposé en deux ans comme l’artisan incontournable de la réforme « en profondeur » annoncée par le chef de l’État. Ce juriste de formation de 53 ans, père de cinq enfants, s’est surtout fait connaître par la réforme des retraites qu’il avait menée en 2003 lorsqu’il était ministre des Affaires sociales.
Préféré au très médiatique et atypique Jean-Louis Borloo – dont le caractère affirmé aurait pu provoquer des conflits avec Nicolas Sarkozy –, cet homme à l’élégance et l’humour britanniques, mariée à une Galloise, s’est forgé une réputation de modéré et a été qualifié par certains de « gaulliste social ».
Lecteur de Chateaubriand, c’est un grand amateur d’alpinisme, de footing et de course automobile. Il participe d’ailleurs chaque année aux 24 heures du Mans au volant d’une Ferrari. Il a la réputation de préférer le dialogue et le débat d’idées à la confrontation. « Ce n’est pas un homme de réseau, dans la mesure où il ne veut pas créer de féodalités », dit l’un de ses amis.
Généralement perçu comme efficace mais parfois trop prudent, M. Fillon, qui est sénateur, est toutefois capable de coups d’éclat. Il avait ainsi soulevé les critiques de son propre camp lorsqu’il avait proposé de poursuivre la réforme des retraites en s’attaquant aux régimes spéciaux dont bénéficient 1,6 million d’anciens salariés d’entreprises publiques, ce que la gauche avait dénoncé comme une « provocation ».
Ministre de l’Éducation, il avait dû reculer au printemps 2005 et revoir sa copie concernant la loi sur l’enseignement face aux manifestations et blocages de plusieurs établissements par des lycéens.
Sa mise à l’écart du gouvernement par le Premier ministre Dominique de Villepin en juin 2005 finit de le convaincre de rejoindre Nicolas Sarkozy. « En me virant, ils ont fait de moi son futur directeur de campagne », avait-il dit à l’époque, ajoutant, un brin provocateur : « Quand on fera le bilan de Chirac, on ne se souviendra de rien, sauf de mes réformes. » Son rapprochement avec le nouveau président avait déjà été amorcé après la défaite subie par la droite aux élections régionales de 2004. Et ce alors même que quelques mois plus tôt, fin 2003, il s’était dit « extrêmement choqué » que Nicolas Sarkozy puisse déjà viser la présidence.
Homme discret mais réputé efficace, François Fillon s’est imposé en deux ans comme l’artisan incontournable de la réforme « en profondeur » annoncée par le chef de l’État. Ce juriste de formation de 53 ans, père de cinq enfants, s’est surtout fait connaître par la réforme des retraites qu’il avait menée en 2003 lorsqu’il était ministre des Affaires sociales.
Préféré au très médiatique et atypique Jean-Louis Borloo – dont le caractère affirmé aurait pu provoquer des conflits avec Nicolas Sarkozy –, cet homme à l’élégance et l’humour britanniques, mariée à une Galloise, s’est forgé une réputation de modéré et a été qualifié par certains de « gaulliste social ».
Lecteur de Chateaubriand, c’est un grand amateur d’alpinisme, de footing et de course automobile. Il participe...
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