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Chehayeb s’en prend violemment au Hezbollah et à l’opposition

«Des menaces, des défis, des accusations de trahison, l’escalade... L’objectif est le même : préserver les intérêts du régime syrien au Liban et faire en sorte que les Gardiens de la révolution iranienne restent bourrés d’armes, avec pour mission de servir celui qui exporte ces armes à travers Damas, l’Iran. La question ne porte pas sur la participation au sein du cabinet ni sur le développement et la reconstruction de ce que la barbarie israélienne a détruit, mais sur la paralysie du tribunal international (...). » C’est par ces mots que le député Akram Chehayeb s’en est pris hier au Hezbollah et à l’opposition, dans le cadre d’une conférence de presse à Aley. « Nous savons qu’ils sont dans l’impasse. Ils savent que les menaces ne mènent à rien, même s’ils font bonne figure auprès de ceux qui délivrent les armes et ceux qui en assurent le convoyage (...) », a poursuivi le député, qui a stigmatisé la campagne contre le gouvernement au sujet des indemnisations. « Ce que veut le chœur des gardiens iraniens, c’est déstabiliser l’État au profit du petit État, pour que le Liban reste un satellite et une arène. Le chœur des gardiens s’est habitué à brandir l’étendard iranien sur les projets des pays donateurs, non seulement au Sud, mais aussi dans d’autres villages, où ils projettent des jumelages avec la municipalité de Téhéran. Ils ne veulent pas que l’État soit édifié et font tout ce qu’ils peuvent pour empêcher l’État de remplir sa mission (...) », a-t-il ajouté. « Comment entrer dans (le processus de) l’État si les gardiens préservent leurs armes ? Comment reconstruire les maisons des gens, si la “promesse” est “sincère” (du nom donné par le Hezbollah à l’opération de l’enlèvement des deux soldats qui a déclenché les hostilités en juillet dernier) à la source des armes et à la voie qu’elles empruntent ? Comment construire l’État, alors que l’État n’a pas le droit de remplir sa mission la plus élémentaire et de reconstruire ce qui a été détruit par la guerre ? Comment fonder l’État alors que les portes de la Chambre sont fermées par peur du tribunal ? Et, enfin, comment édifier l’État lorsque la présidence de la République est actuellement confisquée et paralysée pour l’avenir ? » s’est demandé M. Chehayeb. « Mohammad Raad n’a-t-il pas dit que le Hezbollah rejette tout résultat d’une élection “anticonstitutionnelle” du futur président de la République “par tous les moyens” ? Quelqu’un a-t-il demandé à M. Raad quelle est la partie qui menace de torpiller l’élection constitutionnelle du président ? Quelqu’un lui a-t-il demandé ce qu’il veut dire sur le rejet “par tous les moyens” ? Un autre membre du bloc parlementaire affirme, avec défi, qu’“ils ne sont pas plus importants que le chah d’Iran” », a-t-il noté. « Que les “raadiens” comprennent que le Liban n’est pas l’Iran. Nous comprenons qu’ils sont dans l’impasse et que les menaces ne mènent à rien, même s’ils font bonne figure auprès de ceux qui veulent la destruction, le vide et la paralysie pour le pays et les institutions », a ajouté Akram Chehayeb. Et de conclure : « Pauvre opposition, au nom de laquelle s’exprime celui qui prétend que seule sa voix est puissante, et qui n’a pas l’habitude d’écouter les autres. Pauvre opposition dont le sommet est Émile Lahoud, qui n’a pas réussi à sortir de l’ère de la tutelle et qui ne peut écouter que la voix de ses maîtres à Damas et Téhéran. »
«Des menaces, des défis, des accusations de trahison, l’escalade... L’objectif est le même : préserver les intérêts du régime syrien au Liban et faire en sorte que les Gardiens de la révolution iranienne restent bourrés d’armes, avec pour mission de servir celui qui exporte ces armes à travers Damas, l’Iran. La question ne porte pas sur la participation au sein du cabinet ni sur le développement et la reconstruction de ce que la barbarie israélienne a détruit, mais sur la paralysie du tribunal international (...). »
C’est par ces mots que le député Akram Chehayeb s’en est pris hier au Hezbollah et à l’opposition, dans le cadre d’une conférence de presse à Aley.
« Nous savons qu’ils sont dans l’impasse. Ils savent que les menaces ne mènent à rien, même s’ils font bonne figure auprès de ceux...