Que se passerait-il si le Conseil de sécurité créait le tribunal sous le chapitre VII ? Quelle serait la portée des réactions, jusqu’où iraient-elles, sachant que le Hezbollah est allé jusqu’à menacer d’embraser le Liban des feux d’une irrépressible discorde ?…
À ces interrogations inquiètes, certains répondent cependant qu’à leur avis, il deviendrait plus facile de résoudre la crise locale. Du moment qu’elle s’articule autant sur la question du tribunal que sur le sort du cabinet. Plus exactement, que ses principales complications découlent, à leur avis, de la conjugaison des deux volets, l’un conditionnant l’autre. Le processus de règlement qui s’enclencherait absorberait, amortirait, toujours à leur avis, les réactions inopinées à la création du tribunal.
Ces cadres relèvent toutefois que, selon toute probabilité, les chances de détente ou les risques de durcissement dépendent, en bonne partie, des résultats du dialogue amorcé entre les États-Unis et l’Iran. Positifs, ces entretiens aideraient sans doute beaucoup les Libanais à assainir le climat interne. Négatifs, ils jetteraient de l’huile sur un feu déjà consistant.
Les principales tendances envisagées pour les tractations de la présidentielle s’énumèrent pour l’heure comme suit :
– Se focaliser sur la recherche d’un nom consensuel, admissible, sinon par toutes les parties concernées, du moins par la forte majorité d’entre elles. Les quelques mois qui restent avant l’échéance électorale, fixée au 25 septembre, ne valent en effet pas la peine de se mettre en quête d’arrangements transitoires, ministériels ou autres. D’autant que des discussions sur de tels points risqueraient d’envenimer et de compliquer davantage le tableau en rendant impossible un accord sur le prochain président. De plus, une reprise des tiraillements porterait un coup aux espérances que la population place dans la saison d’été.
– Aplanir les difficultés en élargissant le gouvernement actuel, pour y accueillir un surcroît de parties opposantes et lui donner un caractère de cabinet d’union nationale. Ce qui ferait du choix d’un président de consensus une simple formalité. Et, dans le cas du reste improbable, où un accord ne pourrait être trouvé à ce sujet, le gouvernement recomposé pourrait éventuellement prendre en charge, sans être contesté, les prérogatives présidentielles après le départ de M. Émile Lahoud.
– Former un gouvernement de transition composé d’indépendants et de hauts commis de l’État, s’il reste toujours impossible d’élargir le présent cabinet. Cette équipe neutre, plus cohérente qu’un gouvernement mélangeant loyalistes et opposants, assurerait l’organisation d’une présidentielle normale. En se trouvant habilitée, en cas d’impasse, à assumer les pouvoirs d’une présidence qui serait restée vacante.
– Enfin, autre formule conçue dans un esprit de transition : le retour des ministres démissionnaires qui n’assisteraient cependant pas au Conseil des ministres. Le gouvernement dans son ensemble ne devant plus, d’ailleurs, que se contenter d’expédier les affaires courantes.
Il reste que, pour le fond, les protagonistes libanais attendent de voir comment vont évoluer les relations irano-américaines ou irano-europénnes sur le nucléaire, sur l’Irak, sur le conflit régional. Idem, du reste, pour la Syrie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Que se passerait-il si le Conseil de sécurité créait le tribunal sous le chapitre VII ? Quelle serait la portée des réactions, jusqu’où iraient-elles, sachant que le Hezbollah est allé jusqu’à menacer d’embraser le Liban des feux d’une irrépressible discorde ?…
À ces interrogations inquiètes, certains répondent cependant qu’à leur avis, il deviendrait plus facile de résoudre la crise locale. Du moment qu’elle s’articule autant sur la question du tribunal que sur le sort du cabinet. Plus exactement, que ses principales complications découlent, à leur avis, de la conjugaison des deux volets, l’un conditionnant l’autre. Le processus de règlement qui s’enclencherait absorberait, amortirait, toujours à leur avis, les réactions inopinées à la création du tribunal.
Ces cadres relèvent toutefois...