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Le pourquoi d’un départ au milieu d’un troisième mandat

Le départ de Tony Blair à la moitié de son troisième mandat n’est en rien une surprise. – Le 1er octobre 2004, avant les élections générales de mai 2005, il avait annoncé qu’il n’envisageait pas, même si son parti remportait un troisième mandat successif, de briguer un quatrième mandat. « Si je suis élu, j’effectuerai un troisième mandat complet. Je ne veux pas faire de quatrième mandat. Je ne pense pas que les Britanniques voudraient un Premier ministre qui continue aussi longtemps, mais je pense qu’il est sensé de faire connaître mon intention maintenant », avait-il déclaré. – Fin mars 2006, il admet, lors d’un voyage en Australie, que cette annonce a peut-être été une erreur, ayant nourri les spéculations et les pressions des partisans de son rival et ministre des Finances Gordon Brown, impatient de lui succéder à Downing Street. Mais Tony Blair se dit déterminé à rester « le temps qu’il faut pour mener à bien le programme pour lequel nous avons été élus ». – En mai 2006, face aux pressions, il cède du terrain et promet qu’il partira avant la fin de son troisième mandat pour donner « amplement le temps » à son successeur de s’installer à Downing Street avant les élections de 2009 ou 2010. – Début septembre 2006, il répète la même chose, précisant qu’il fera tout pour que son départ se fasse de « manière ordonnée et stable ». – Le 7 septembre 2006, une tentative de « coup » fomenté par les « Brownites » le force à fixer une échéance plus précise. Il annonce qu’il sera parti d’ici à la fin de l’été 2007, sans cependant vouloir avancer de date précise. « Je le ferai à une date ultérieure, dans l’intérêt du pays et en fonction des circonstances » dit-il, admettant avoir été forcé de faire cette annonce. « Concernant le calendrier et la date de mon départ, j’aurais préféré le faire à ma manière », dit-il. Mais (...) le prochain congrès du parti (travailliste) dans deux semaines sera mon dernier congrès en tant que dirigeant du parti, et le prochain Congrès des syndicats unifiés (TUC) sera mon dernier, probablement à notre soulagement à tous. – Le 1er mai 2007, M. Blair précise qu’il fera une annonce sur son départ la semaine prochaine. – Le 9 mai, Downing Street précise que cette annonce sur son avenir en tant que chef du Parti travailliste, et donc de Premier ministre, interviendra le 10. Le porte-parole de M. Blair souligne que le Premier ministre entend rester « pleinement engagé » dans ses fonctions, jusqu’à ce que ce départ soit effectif, après la désignation de son successeur par une procédure interne au Parti travailliste, sans élections anticipées.
Le départ de Tony Blair à la moitié de son troisième mandat n’est en rien une surprise.
– Le 1er octobre 2004, avant les élections générales de mai 2005, il avait annoncé qu’il n’envisageait pas, même si son parti remportait un troisième mandat successif, de briguer un quatrième mandat. « Si je suis élu, j’effectuerai un troisième mandat complet. Je ne veux pas faire de quatrième mandat. Je ne pense pas que les Britanniques voudraient un Premier ministre qui continue aussi longtemps, mais je pense qu’il est sensé de faire connaître mon intention maintenant », avait-il déclaré.
– Fin mars 2006, il admet, lors d’un voyage en Australie, que cette annonce a peut-être été une erreur, ayant nourri les spéculations et les pressions des partisans de son rival et ministre des Finances Gordon Brown,...