Marché de l'immobilier
Les expatriés, clés du marché
le 03 mai 2007 à 00h00
L’enlisement de la situation politico-écomomique est en train de mettre en évidence un élément important ; le marché immobilier survit principalement grâce à la manne financière des Libanais expatriés.
Une rapide analyse de la clientèle qui désire acheter actuellement des appartements à Beyrouth permet de comprendre le contexte actuel :
– Les ressortissants des pays du Golfe ont toujours représenté une clientèle très recherchée par les promoteurs. Il faut être lucide, ce sont les seules personnes qui sont capables d’acheter des appartements de 500 à 1 500 m2 dont le prix affiché varie de deux à dix millions de dollars. Sans surprise, cette clientèle se focalise sur les tours résidentielles du front de mer du centre-ville et les quelques projets de luxe le long de la corniche d’Aïn el-Mreissé à Ramlet el-Baïda. Toutefois depuis plus de dix mois, les acquéreurs arabes se font timides. Pourtant, ils aimeraient investir, mais ils sont sans cesse refroidis par l’évolution politico-sécuritaire du pays.
– L’élite locale issue des milieux des affaires au Liban ou à l’étranger est une catégorie spécifique. Ces recherches sont souvent axées sur les « beaux » quartiers d’Achrafieh et de Ras Beyrouth pour des appartements de 350 à 450 m2 avec un budget qui s’échelonne de 700 000 à plus d’un million de dollars. La crise actuelle depuis juillet 2006 a ralenti son appétit. Il s’agit d’une clientèle pointilleuse, exigeante et difficile. Ces coquetteries traduisent souvent un manque d’empressement et l’attente d’une belle opportunité.
– Le nombre considérable de Libanais travaillant dans les pays du Golfe ou ailleurs ne cesse d’augmenter. Cette catégorie est incontestablement la cible privilégiée des nouveaux projets résidentiels qui émergent sur le marché. Parfois plus de 50 % des appartements actuellement en construction sont vendus à des expatriés. Deux types d’expatriés à la recherche d’un pied-à-terre à Beyrouth sont à distinguer : l’élite et la classe moyenne. L’élite expatriée dispose d’un budget d’environ un million de dollars. Elle est prête à dépenser 2 000 à 2 500 dollars le m2 pour du neuf. La classe moyenne, quant à elle, concerne les couples de salariés qui recherchent principalement des 200 à 300 m2 avec une enveloppe moyenne de 500 000 dollars.
– La demande d’appartements neufs de la part de la clientèle locale est très importante. Elle fait fi du marasme qui plombe le pays. Il s’agit surtout de couples de salariés avec des enfants. Ils disposent d’un petit budget qui s’étire de 150 000 à 250 000 dollars. Conscients qu’il est devenu difficile de résider dans les quartiers les plus cotés de la capitale, leur recherche se concentre vers les zones à forte densité résidentielle telle que Zarif, Aïcha Bakkar, Mousseitbé, Fassouh, Jeitawi, Sioufi, voire Mar Takla et Brazilia. Leurs prétentions sont raisonnables. Ce n’est pas la catégorie qui va chipoter pour avoir une vue, des dégagements et du calme. Ils sont réalistes et comprennent qu’avec leur budget, ils ne peuvent demander la lune. Leur souhait se concentre sur des appartements fonctionnels de 150 à 200 m2 avec trois chambres.
En coopération avec RAMCO
Tél.: 01-349910
L’enlisement de la situation politico-écomomique est en train de mettre en évidence un élément important ; le marché immobilier survit principalement grâce à la manne financière des Libanais expatriés.
Une rapide analyse de la clientèle qui désire acheter actuellement des appartements à Beyrouth permet de comprendre le contexte actuel :
– Les ressortissants des pays du Golfe ont toujours représenté une clientèle très recherchée par les promoteurs. Il faut être lucide, ce sont les seules personnes qui sont capables d’acheter des appartements de 500 à 1 500 m2 dont le prix affiché varie de deux à dix millions de dollars. Sans surprise, cette clientèle se focalise sur les tours résidentielles du front de mer du centre-ville et les quelques projets de luxe le long de la corniche d’Aïn el-Mreissé à Ramlet...
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