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Actualités - Chronologie

L’opposition met en avant l’urgence de revenir au dialogue

Le président de la République, Émile Lahoud, a mis l’accent hier sur « l’attitude responsable des leaders libanais, toutes tendances politiques confondues ». Le président de la République a souligné que s’il n’en avait pas été ainsi, « l’affreux crime qui a coûté la vie à Ziad Kabalan et Ziad Ghandour aurait eu des très graves conséquences, semblables à ce qui s’était passé en 1975 après l’incident du bus de Aïn el-Remmaneh ». Pour M. Lahoud, cette « catastrophe » doit « servir de leçon à tous (...) afin de déjouer le complot contre le Liban, et je suis sûr que nous sommes à même de le faire ». Le membre du conseil de commandement du Hezbollah, Mohammad Yazbeck, a fermement dénoncé le crime qui a coûté la vie aux deux jeunes garçons et assuré qu’il s’agissait là « d’un acte interdit (...). C’est un crime à l’encontre du pays et de tout citoyen, quelle que soit son appartenance communautaire ». Et d’ajouter : « L’inquiétude doit conduire à une entente par le biais de propositions transparentes qui puissent dissiper toutes les illusions, et il faut que les pays qui démontrent un intérêt prononcé pour le Liban arrêtent leurs ingérences qui ont dépassé toutes les limites. » Le député Ali Mokdad a de son côté déclaré que cet acte avait « touché toutes les familles libanaises » et a, d’autre part, souhaité que « la punition soit rapide pour ne pas que la situation se détériore davantage ». Le ministre démissionnaire de l’Agriculture, Talal Sahili, a estimé que ce crime tenait lieu d’« avertissement pour tous les Libanais (...) pour qu’ils poussent en direction d’une solution politique de compromis ». Le Bloc populaire, présidé par le député de Zahlé, Élie Skaff, a pour sa part indiqué que le double meurtre constitue « une grande catastrophe nationale », mais que ce qui « diminue la peine causée par ce drame, c’est la prise de conscience des Libanais et leur volonté de dépasser leurs instincts et leurs appartenances, ainsi que leur souci de conserver la paix civile ». Le député Assem Araji, membre du bloc, a précisé que ce qu’il faut aujourd’hui, « c’est retourner au dialogue, seul moyen de sortir de la crise ». Pour Yassine Jaber, député du Sud, il faut « revenir, sans aucun doute, à l’État, mais il faut aussi que les efforts en faveur d’un retour au dialogue se multiplient ». M. Jaber n’a pas manqué de souligner, dans ce cadre, qu’il fallait « tendre la main au président de la Chambre, Nabih Berry (...). La chance existe encore et il ne faut pas la perdre ». Le courant des Marada a appelé dans un communiqué à « punir de la manière la plus sévère les auteurs de ce crime horrible qui contredit toutes les valeurs humaines ». Le courant de Sleimane Frangié a aussi salué « l’attitude responsable de tous les leaders politiques ». Le prédicateur sunnite Fathi Yakan a exhorté le gouvernement et les forces de la majorité à « coopérer instantanément avec toute initiative susceptible de sortir le Liban du cercle vicieux diabolique » dans lequel il se trouve. « Ce crime est une étape supplémentaire du projet de discorde » qui tente de s’emparer du Liban, a ajouté M. Yakan. L’ancien député Tammam Salam a appelé « toutes les forces politiques à rester calme et se conformer à la raison », tout en saluant les « efforts fournis, à plusieurs niveaux, afin de préserver la paix civile ». Pour le parti communiste (PC), ce crime « exprime la situation de stagnation et de perte des valeurs humaines » et démontre « la nécessité de sortir de la crise ». D’autre part, le chef de l’Organisation populaire nassérienne, Oussama Saad, a mis en garde contre « le danger du climat actuel » et appelé à « sortir rapidement de la crise ». Le parti arménien Tachnag a qualifié le double meurtre d’acte de « barbarie qui impose le calme et la rationalité ». L’ancien député Najah Wakim a de son côté appelé à « faire la lumière sur les auteurs de ce crime ». Le parti Baas a estimé enfin que ce crime tend à « battre en brèche la sécurité et la stabilité du pays ».



Le président de la République, Émile Lahoud, a mis l’accent hier sur « l’attitude responsable des leaders libanais, toutes tendances politiques confondues ». Le président de la République a souligné que s’il n’en avait pas été ainsi, « l’affreux crime qui a coûté la vie à Ziad Kabalan et Ziad Ghandour aurait eu des très graves conséquences, semblables à ce qui s’était passé en 1975 après l’incident du bus de Aïn el-Remmaneh ». Pour M. Lahoud, cette « catastrophe » doit « servir de leçon à tous (...) afin de déjouer le complot contre le Liban, et je suis sûr que nous sommes à même de le faire ».
Le membre du conseil de commandement du Hezbollah, Mohammad Yazbeck, a fermement dénoncé le crime qui a coûté la vie aux deux jeunes garçons et assuré qu’il s’agissait là « d’un...